Les sanctions américaines contre la CPI "sapent l'État de droit", avertit la Cour
Face à de nouvelles sanctions américaines, la CPI réagit. La Cour pénale internationale a déclaré dans un communiqué publié mardi 18 août que les sanctions prises par Washington contre de hauts responsables "sapent l'État de droit".
"Lorsqu'il est fait pression sur les acteurs judiciaires pour les empêcher d'appliquer la loi, c'est l'ordre juridique international lui-même qui est mis en danger", a ajouté la CPI dans son texte envoyé aux journalistes.
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Plus tôt mardi, les États-Unis, qui ne sont pas partie au traité international ayant institué la CPI, ont imposé des sanctions à l'encontre de sa présidente, la Japonaise Tomoko Akane, dans le cadre de leur nouvelle campagne contre cette juridiction siégeant à La Haye à laquelle ils reprochent d'être "politisée".
Ils ont également sanctionné Abdoulaye Seye, l'avocat principal de l'accusation à la CPI, qui est originaire du Sénégal.
La CPI soutient "fermement son personnel"
"Les mesures visant les juges, les procureurs et le personnel qui œuvrent à l'accomplissement du mandat confié à la CPI par les États portent atteinte à l'État de droit", a réagi la Cour.
La CPI a affirmé qu'elle restait "inébranlable" et qu'elle "soutenait fermement son personnel ainsi que les victimes d'atrocités inimaginables".
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Les États-Unis ont déjà par le passé imposé des sanctions à plusieurs responsables de cette institution, à savoir l'interdiction d'entrer sur leur territoire ainsi que de toute transaction au sein du système financier américain.
Il s'agit, pour l'essentiel, d'une réaction aux enquêtes de la CPI visant Israël, un allié de Washington. En 2024, la Cour a émis un mandat d'arrêt contre le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu en lien avec la guerre dans la bande de Gaza.
Avec AFP