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"Les radars sont aujourd'hui beaucoup plus précis" : les marges techniques doivent-elles être réduites en cas d'excès de vitesse ?

Les marges techniques existent pour tenir compte d'une éventuelle imprécision des appareils de mesure mais pas seulement. "Elles ont aussi été créées il y a plusieurs dizaines d'années pour, notamment, éviter que des avocats contestent les contrôles en invoquant une imprécision des radars", rappelle Benoit Godart, porte-parole de l'institut Vias.

Comme l'ont récemment affirmé les journaux de Mediahuis, une circulaire du collège des procureurs généraux maintient bel et bien ces marges techniques. Concrètement, sur autoroute, un automobiliste ne sera verbalisé qu'à partir de 129 km/h pour une limitation fixée à 120 km/h. Sur les autres routes, une marge de 6 km/h est appliquée, ce qui signifie qu'une amende n'est envoyée que si le conducteur dépasse la limite de vitesse d'au moins 7 km/h.

Une tolérance qui pourrait représenter une aubaine pour certains automobilistes... Depuis le 1er juillet, le montant d'une perception immédiate pour un excès de vitesse s'élève désormais à 58 € pour les 10 premiers km/h de dépassement (en prenant en compte la vitesse corrigée). Au-delà de 10 km/h, un supplément s'ajoute par kilomètre en trop : 12 € par km/h en agglomération ou zone 30 et 7 € par km/h sur les autres routes. À tous ces montants s'ajoutent des frais administratifs de 10,67 euros.

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Des appareils de plus en plus fiables

Pour autant, ces marges techniques correspondent-elles encore à la réalité technologique ? Selon Vias, les progrès réalisés par les radars ouvrent la porte à une réflexion.

L'institut, qui dispose d'un laboratoire chargé notamment de vérifier et d'homologuer les radars, constate que les appareils modernes sont bien plus performants qu'auparavant. "Lorsque nous effectuons des tests, nous abaissons la marge à 3 km/h soit 3 %. Nous observons systématiquement que tous les radars fixes ou tronçons présentent une imprécision largement inférieure à 1 %, et elle est même souvent nulle", explique Benoit Godart.

À titre d'exemple, un contrôle de vitesse sur un tronçon de deux kilomètres limité à 50 km/h est capable de calculer la vitesse avec une précision de 0,26 km/h nous rapporte Vias. "Les radars sont aujourd'hui beaucoup plus précis et performants. Il faut bien sûr garder une marge, nous n'avons jamais contesté ça mais la technologie d'aujourd'hui permettrait de l'abaisser.", résume le porte-parole.

"Le débat est clos"

Pour autant, l'institut ne fait pas de cette question son cheval de bataille. La récente circulaire du collège des procureurs généraux maintient les marges actuelles et, pour Benoit Godart, "le débat est clos".

L'organisme préfère concentrer son discours sur le respect des limitations de vitesse. "Nous devons déjà continuer à essayer de faire davantage respecter les limitations avant de relancer éventuellement le débat sur un abaissement de cette marge", souligne-t-il.

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