Les prochaines rentrées scolaires menacées par... la dénatalité : « Il faut s’attendre à des fusions d’écoles et à de nombreuses fermetures d’implantations »
Valérie Glatigny : « Il faut adapter l’offre scolaire aux évolutions démographiques »
Par L.G
La dénatalité est une réalité démographique que nous devons anticiper dès aujourd’hui. Selon les projections de l’administration, l’enseignement fondamental devrait compter au moins 32.500 élèves de moins entre 2023-2024 et 2028-2029. Cette évolution touche donc déjà certaines écoles fondamentales et se répercutera progressivement sur l’enseignement secondaire.
Cette baisse du nombre d’élèves aura nécessairement des conséquences sur le budget alloué à la FWB, et sur l’organisation de notre enseignement. Notre responsabilité est de les anticiper et d’accompagner les écoles. Il faut pouvoir adapter progressivement l’offre scolaire aux évolutions démographiques.
Dans le fondamental
Dans le fondamental, cet accompagnement existe déjà. Lorsqu’une école ou une implantation est fragilisée par la diminution du nombre d’élèves, l’administration travaille avec les pouvoirs organisateurs afin d’identifier les solutions les plus adaptées : fusion d’écoles, transfert d’implantations ou encore réorganisation interne. L’objectif est, chaque fois que cela est possible, de préserver le projet pédagogique et la scolarisation des élèves dans leur école ou implantation.
Il faut d’ailleurs rappeler que les fermetures pures d’écoles restent, à ce stade, marginales : moins d’une vingtaine d’écoles fondamentales ont fermé en dix ans, sur plus de 2.500 établissements. Dans la majorité des situations, des solutions de restructuration peuvent être trouvées avec l’accompagnement de l’administration.
Dans le secondaire
En matière de normes de maintien dans l’enseignement secondaire, les établissements qui n’atteignent pas les seuils minimaux de population scolaire bénéficient automatiquement d’une dérogation pendant trois années consécutives. À l’issue de cette période, le Gouvernement peut, sur la base de différents critères d’appréciation, autoriser ces établissements à poursuivre leurs activités malgré le non-respect des minima requis.
À cette fin, un arrêté du Gouvernement est adopté chaque année afin de permettre aux écoles concernées de continuer à fonctionner. Les normes de maintien varient entre 200, 350 et 400, suivant que l’école organise tout le parcours secondaire et que l’école soit située en zone rurale, semi-rurale ou urbaine.