Les médias CNN, MS NOW et Politico poursuivent l'administration Trump après leur exclusion de la Maison Blanche
"Laisser faire ceci sans le contester menacerait la liberté de la presse et le droit du public à un journalisme indépendant et libre de toute pression du gouvernement", ont-ils écrit dans un communiqué commun, lundi.
Publié le 21/09/2026 14:14
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La "liberté de la presse" est en danger, jugent-ils. Les médias américains CNN, MS NOW et Politico ont annoncé, lundi 21 septembre, engager des poursuites pour retrouver au nom de la liberté de la presse l'accès à la Maison Blanche dont l'administration Trump les prive depuis trois jours. "Ce matin, nous avons notifié au gouvernement que nous engageons aujourd'hui une procédure judiciaire pour défendre nos droits au nom du Premier amendement et du principe selon lequel le gouvernement ne décide pas ce que la presse publie", ont-ils déclaré conjointement dans un communiqué sur X. "Sans préavis ni procédure, la Maison Blanche a révoqué nos accréditations car elle conteste notre couverture. Laisser faire ceci sans le contester menacerait la liberté de la presse et le droit du public à un journalisme indépendant et libre de toute pression du gouvernement", font-ils valoir.
Donald Trump avait créé la surprise vendredi en annonçant verrouiller "avec effet immédiat" les accès des chaînes télévisées CNN et MS NOW, ainsi que du média en ligne Politico, dans une escalade spectaculaire de sa guerre contre les médias. Dès le lendemain, des journalistes des trois médias avaient été empêchés d'entrer dans l'enceinte de la Maison Blanche, une restriction inédite dénoncée comme une atteinte à la liberté de la presse.
"Le peuple américain doit pouvoir contrôler grâce à une presse libre et indépendante ceux qui sont élus, que les responsables gouvernementaux voient cela d'un bon œil ou non", a insisté samedi l'association des correspondants à la Maison Blanche. Condamnant une décision qui "enfreint le Premier amendement" de la Constitution américaine garantissant la liberté de la presse, elle a exhorté l'administration "à rétablir immédiatement l'accès" des journalistes concernés.