Les “hommes à chats” sont-ils condamnés au célibat ?
Société.
Les hommes qui affichent leur amour des chats seraient-ils moins séduisants que les propriétaires de chiens ? Dans cette chronique du “Los Angeles Times”, un “cat dad” s’interroge, études et témoignages à l’appui, sur les préjugés qui poursuivent les “hommes à chats”, jusque sur les applis de rencontre.
Comme si faire des rencontres n’était pas assez compliqué, mon chat pourrait bien être vu comme un facteur dissuasif, voire un critère rédhibitoire.
Car avoir un chat peut être mal vu. Tout le monde connaît le stéréotype dépassé et insultant de la folle à chats, qui convoque l’image de femmes esseulées et excentriques, sans doute cernées de pots de glace. Mais les hommes à chats sont aussi l’objet de connotations négatives.
Les cat dads en ont conscience. “Tu devrais prendre un chien.” Laurence Konishi raconte que ce conseil lui a été donné par une amie quand il a évoqué son projet d’adopter un animal de compagnie.
“J’ai répondu que si je me décidais, ce serait pour un chat, ce qui a fait dire à cette copine que les chats, c’est pour les hommes qui se sentent seuls.”
Laurence Konishi, artiste et acteur âgé de 52 ans, a finalement adopté deux chattes, Audrey et Sheera. “Quand je les ai eues, je me suis dit : ‘Voilà, je suis le stéréotype du gars qui n’a pas de copine et qui a des chats.’”
La masculinité associée au chien
Les chats jouissent bien entendu d’une immense popularité. Aux États-Unis, ils sont les animaux de compagnie les plus nombreux après les chiens, et près d’un tiers des foyers déclarent avoir au moins un félin, selon la Fondation vétérinaire américaine (AVMF). Il
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Source de l’article
Los Angeles Times (Los Angeles)
Le géant de la côte ouest. Créé en 1881, c’est le plus à gauche des quotidiens à fort tirage du pays et le grand spécialiste des sujets de société et de l’industrie du divertissement.
Ce n’est qu’à partir des années 1940 qu’il devient le premier quotidien de Los Angeles. Détenu par des Californiens depuis l’origine, le titre est racheté en l’an 2000 par le groupe Tribune – propriétaire du Chicago Tribune. En 2018, le Los Angeles Times est vendu à un milliardaire des biotechnologies, Patrick Soon-Shiong.
Après des années de baisse des ventes, de valse des directeurs de la rédaction et de coupes dans les effectifs, cet ancien chirurgien entend relancer le titre et lui faire prendre le train du numérique. Avec un objectif très ambitieux : 5 millions d’abonnés numériques. Une gageure alors que le Los Angeles Times en compte début 2019 environ 150 000.
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