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"Les gourdes filtrantes ne sont pas faites pour ça" : après de nouvelles intoxications, les secouristes de haute montagne alertent sur les risques de boire l’eau des ruisseaux et des lacs

l'essentiel Chaque été, les secours en montagne interviennent pour des randonneurs victimes d’intoxications après avoir bu l’eau de ruisseaux ou de lacs. Face à la multiplication de ces cas, les secouristes de haute montagne de la CRS Pyrénées mettent en garde contre un phénomène en hausse, favorisé selon eux par l’usage croissant des gourdes filtrantes, qui ne remplacent pas une réserve d’eau potable.

Les secouristes de haute montagne de la CRS Pyrénées lancent un appel à la vigilance. Ce 13 juillet, deux randonneuses ont dû être prises en charge après avoir présenté des nausées, des vomissements et des diarrhées, de possibles symptômes d'une intoxication consécutive à la consommation d'eau prélevée en montagne.

"Il est fortement déconseillé de consommer l'eau qui provient des ruisseaux et des lacs", rappellent les secouristes, qui constatent une augmentation nette de ce type d'interventions ces dernières années.

En ligne de mire, le succès grandissant des gourdes filtrantes. Si ces équipements séduisent de plus en plus de randonneurs, ils ne garantissent pas une élimination totale des bactéries et autres agents pathogènes.

Les gourdes filtrantes ne remplacent pas l'eau potable

L'an dernier, les secouristes de haute montagne de la CRS et du PGHM sont intervenus à une cinquantaine de reprises pour des intoxications liées à la consommation d'eau en montagne. "Aujourd'hui, les gens partent sans eau, avec leur gourde filtrante, en se disant qu'ils trouveront de l'eau sur leur chemin", regrettent-ils.

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Une stratégie jugée risquée. Car les intoxications sont le plus souvent provoquées par des bactéries présentes dans les cours d'eau, notamment en raison des troupeaux en estive. "Il ne faut surtout jamais prélever de l'eau à proximité des parkings ou en aval des troupeaux. À 3 000 mètres d'altitude, les risques sont moindres, mais les gourdes filtrantes restent des outils de secours, pas des équipements conçus pour assurer l'approvisionnement en eau lors d'une randonnée."

Les fortes chaleurs de ces derniers jours pourraient par ailleurs favoriser la prolifération des bactéries, renforçant encore le risque sanitaire.

Pour éviter toute mauvaise surprise, les secouristes recommandent de partir avec sa propre réserve d'eau potable. "Il faut prévoir un litre d'eau par personne et par heure de randonnée", insistent-ils. Des précautions essentielles pour préserver sa santé, mais aussi pour limiter les interventions des secouristes de haute montagne, déjà fortement sollicités chaque été.