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Les fantômes offensifs des Bleus face à la qualité technique de la Roja : les notes des joueurs après France-Espagne à la Coupe du monde 2026

L'Espagne s'est qualifié pour la finale de la Coupe du monde de football 2026, mardi à Dallas, après sa victoire 0-2 sur la France. La Roja disputera dimanche la deuxième finale de son histoire.

Première des deux demi-finales de cette Coupe du monde, le duel entre la France et l'Espagne était une vraie finale avant la lettre. D'un côté, les Bleus et leur rouleau compresseur offensif avec les 7 buts de Kylian Mbappé, et de l'autre la Roja et sa défense - pratiquement - impénétrable.

Les fantômes d'Olise et de Dembélé pour la France

Kylian Mbappé (5/10) : Il était forcément très attendu face à son pays adoptif. Malgré tout, le Français le plus dangereux. Sa première mi-temps pouvait pourtant se résumer avec cette statistique : il a été plus de fois hors-jeu (2) qu'en position dangereuse. Il n'a d'ailleurs tenté aucune frappe et touché "seulement" quinze ballons, soit le plus faible total parmi les 22 joueurs sur la pelouse. La faute au marquage sensationnel de Pau Cubarsi. À 0-2, il a bien tenté de faire réagir les Bleus avec plusieurs frappes. En vain.

Une prestation cinq étoiles : l'Espagne s'impose face à la France et se qualifie pour la finale de la Coupe du monde 2026

Michael Olise (3/10) La Roja avait aussi un plan anti-Olise. Et il a parfaitement fonctionné. On ne l'a quasiment jamais vu réussir à se retourner pour ouvrir le jeu, comme il le fait si bien. Rodri, Fabian Ruiz ou Cucurella se sont chargés de lui faire passer une très mauvaise soirée. Il a quitté le terrain à la 73e minute, la tête basse.

Ousmane Dembélé (3/10) Le Ballon d'or 2025 (et qui était jusqu'alors favori pour rempiler) est aussi passé à côté de sa demi-finale. Et cela pourrait lui coûter le trophée doré en septembre prochain, malgré ses 5 buts dans le tournoi et évidemment son sacre en Champions League. Des mauvais contrôles, trop de dribbles manqués, de l'imprécision dans les remises… le Parisien n'est jamais rentré dans son match, même si Didier Deschamps a voulu le maintenir sur le terrain jusqu'au bout.

La solidité et la qualité technique de l'Espagne

Rodri (8/10) : notre homme du match. Au four et au moulin. Empêcher Michael Olise de prendre l'axe, aider ses arrières latéraux lorsque les ailiers français tentaient de passer, couper les contre-attaques. Mais aussi relancer, casser les lignes, distribuer le jeu. Le Ballon d'or 2024 a retrouvé sa meilleure version au moment parfait. Le médian de Manchester City a terminé la soirée avec 4 tacles réussis (100 %), 4 duels aériens gagnés (100 %), 83 ballons touchés et 87 % de passes réussies (59/68).

Lamine Yamal (7/10) : la finale, c'est aussi grâce à lui. Très intelligemment, il est venu se jeter sur Lucas Digne, lorsque celui-ci a tenté de se dégager, pour obtenir le penalty du 0-1, inscrit par Oyarzabal. L'ailier de 19 ans est devenu le troisième joueur le plus jeune à provoquer un penalty en Coupe du monde. Son incroyable une-deux avec Olmo (38e) aurait mérité mieux, pour la beauté de l'enchaînement. On l'a un peu moins vu en deuxième période.

Dani Olmo (7/10) : si Rodri était le métronome, Olmo a tenu le rôle de chef d'orchestre offensif. Tous les ballons dangereux sont passés par ses pieds. Y compris celui du 0-2, avec cette magnifique déviation pour retrouver Pedro Perro qui est allé crucifier Mike Maignan. Ses mouvements, ses démarquages, son sens du jeu… grandiose ! Il a cédé sa place à Pedri en fin du match.

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