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Les Ecologistes proposent de taxer davantage les héritages des plus fortunés pour financer la transition écologique

Le parti propose d'instaurer une contribution de 10% sur les héritages de plus de 4 millions d'euros, et de 10% supplémentaires sur ceux dépassant les 13 millions d'euros.

Publié le 26/08/2026 20:58

Temps de lecture : 1min

La secrétaire nationale du parti de gauche Les Ecologistes, Marine Tondelier assiste à l'université d'été de son parti, à Saint-Martin-d'Hères (Isère), le 20 août 2026. (MAXIME GRUSS / HANS LUCAS / AFP)
La secrétaire nationale du parti de gauche Les Ecologistes, Marine Tondelier assiste à l'université d'été de son parti, à Saint-Martin-d'Hères (Isère), le 20 août 2026. (MAXIME GRUSS / HANS LUCAS / AFP)

Les Ecologistes ont présenté, mercredi 26 août, leur projet de réforme de la fiscalité sur les héritages, qui prévoit une augmentation des taxes pour les 1% les plus fortunés et une diminution des niches fiscales, afin de financer la transition écologique. "Les flux successoraux vont fortement augmenter : plus de 9 000 milliards d'euros doivent être transmis d'ici 2040, c'est ce qu'on appelle la 'grande transmission'", a expliqué Marine Tondelier, cheffe des Ecologistes et candidate à la présidentielle, en préambule d'une conférence de presse.

Le parti propose d'instaurer une contribution de 10% sur les héritages de plus de 4 millions d'euros, et de 10% supplémentaires sur ceux dépassant les 13 millions d'euros. Il veut aussi raboter certaines niches fiscales comme le pacte Dutreil – qui permet une exonération de 75% des droits de mutation lors de la transmission d'une entreprise familiale – dont le taux serait abaissé à 50%. Ou encore supprimer les avantages fiscaux liés au démembrement de propriété – quand on distingue l'usufruit et la nue-propriété d'un bien.

Ces mesures, que le parti compte proposer lors des débats budgétaires, pourraient rapporter "15 milliards d'euros par an". Des fonds que Marine Tondelier voudrait réinjecter dans l'adaptation et la lutte contre le dérèglement climatique à travers notamment un plan de rénovation du bâti scolaire de 4 milliards d'euros par an, sur 10 ans, financé pour moitié par l'Etat et pour moitié par les collectivités dès 2027.