Les deux Français détenus au Togo sont en liberté provisoire après plus d’un mois en détention
International 02/09/2026 10:58 Actualisé le 02/09/2026 13:20
Les Français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, ainsi que leur collaborateur togolais Fred Vedomey ont obtenu une liberté provisoire.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

picture alliance / dpa/picture alliance via Getty I
Les deux français détenus au Togo ont été libérés et vont pouvoir rentrer en France. Photo d’illustration.
Leur sort était en suspens depuis des semaines. Les Français Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, détenus au Togo depuis fin juillet, ont obtenu une liberté provisoire, a annoncé leur avocat ce mercredi 2 août. Leur collaborateur togolais Fred Vedomey, a aussi été libéré provisoirement.
Tous les trois ont été arrêtés par les autorités togolaises alors qu’ils travaillaient ensemble au tournage d’un épisode de l’émission « Les routes de l’impossible », une série documentaire diffusée sur France 5. Ils ont ensuite été inculpés pour « fausses déclarations » et placés en détention à Lomé, la capitale.
En raison de son état de santé, Sebastian Perez Pezzani avait été le premier à être libéré, fin août, sous contrôle judiciaire, pour notamment suivre des soins à Lomé. Son passeport lui a été confisqué.
La libération de Gaël Mocaër et de Fred Vedomey a été annoncée mardi soir par plusieurs médias togolais, puis confirmée ce mercredi matin par leur avocat. « Leur maintien en détention n’est plus nécessaire pour la manifestation de la vérité », a-t-il déclaré à RFI.

Reporters sans frontières
Photomontage montrant les portraits des réalisateurs français, Gaël Mocaër et Sebastian Perez Pezzani, et de leur fixeur togolais, Fred Vedomey.
Aucun détail sur les conditions et éventuelles restrictions liées à ce régime de liberté provisoire n’a été donné. Selon Le Monde, les deux Français devraient regagner la France dès ce mercredi soir.
Un tournage au drone dans une zone sensible
La justice togolaise accuse notamment les trois hommes d’avoir utilisé un drone, en particulier dans le nord du pays, région où la situation sécuritaire est tendue en raison d’attaques jihadistes récurrentes.
Les ministères togolais de la Justice et de la Sécurité ont indiqué que les trois hommes se « prévalaient d’une autorisation délivrée par le ministère chargé du Tourisme », mais « cette autorisation, en date du 19 juin 2026, avait été signée au seul nom de M. Vedomey Komi ». Et elle était « strictement limitée à des localités déterminées qui ne couvraient » notamment pas la région des Savanes.
Les trois hommes réfutent ces accusations, et leur société de production assure qu’ils étaient en règle lors de leur reportage. Le Togo, petit pays côtier d’Afrique de l’Ouest, figure à la 97e place sur 180 pays au classement annuel de la liberté de la presse de l’ONG Reporters sans frontières.