« Les choix que je fais, c’est pour le bien des Bandolais » : le nouveau maire assume son programme et répond aux attaques de l’opposition
Ça va toujours mieux en le disant… En face et de vive voix. Le conseil municipal de Bandol de ce vendredi 25 septembre a été l’occasion pour le maire Franck Bertoncini de répondre aux multiples attaques de l’opposition dont il fait régulièrement l’objet sur les réseaux sociaux. Car « on n’a rien à cacher », a-t-il répété à plusieurs reprises.
Dès la première délibération à l’ordre du jour, concernant une décision modificative au budget principal, l’opposant Philippe Rocheteau a ouvert les hostilités en multipliant questions et insinuations. Notamment sur les 9 millions d’euros d’acquisitions foncières : « Selon les informations officieuses, il s’agirait du rachat de parcelles auprès de l’EPF (Etablissement public foncier, Ndlr) à la suite de la rupture de la convention qui liait la ville à cet établissement… »
« On avait déjà annoncé qu’on rachetait des biens préemptés lors du vote du budget supplémentaire, mais il n’y a pas de rupture de convention avec l’EPF Paca, a rectifié le maire. La convention doit s’arrêter à la fin de l’année. Dans mon programme j’ai assez exprimé et écrit ce qu’on voulait faire, c’est préserver notre village et ne plus urbaniser massivement, et les électeurs ont voté. On rachète des biens préemptés pour répondre aux besoins de Bandol. J’ai rencontré l’EPF et le préfet pour leur expliquer ma vision des choses, ça s’est bien passé. »
« Je suis là pour appliquer mon programme, on assume et on n’augmentera pas les impôts. Une ville doit vivre, on peut emprunter. Les choix que je fais, c’est pour le bien des Bandolais. Bandol doit rester ouvert aux jeunes et aux seniors. Au lieu de dénigrer sur les réseaux sociaux, écoutez ce que disent les Bandolais. On va faire six ans comme ça ? »
Et Franck Bertoncini de rappeler les dépenses de son prédécesseur, notamment « le nouveau stade dont le coût a atteint 9 millions d’euros - tout le département rigole », le nouveau parc Deferrari dont l’arrosage coûte « 80 000 euros de mai à décembre »… « Nous, chaque trimestre, on va faire un point financier et dire aux Bandolais ce qu’on a dépensé et pour quoi. »
Maison de santé : « Ne vous inquiétez pas »
L’opposition est revenue à la charge à l’occasion de délibérations concernant la modification de l’intitulé et de la nature de l’opération de construction du centre de santé municipal en maison de santé pluriprofessionnelle. Amandine Mouaddel s’interrogeant notamment sur les subventions attendues.
« Il y a du changement, l’ouverture n’aura lieu qu’en début d’année prochaine, car les travaux ne sont pas finis, a annoncé le maire. Et cette maison de santé sera gérée par les professionnels. Comme nous sommes accompagnés par la CPTS (Communauté professionnelle territoriale de santé) et l’ARS (Agence régionale de santé), on va récupérer toutes les aides qui étaient prévues. »
Et Mme Mouaddel de s’inquiéter du nombre et du type de professionnels qui seront installés. « Nous avons de quoi faire, ne vous inquiétez pas, et ça ne coûtera rien aux Bandolais, a répondu le maire. Nous dialoguons avec l’Etat, on connaîtra le montant de toutes les subventions en novembre. »
« Plusieurs médecins généralistes et spécialistes sont intéressés, tout va bien se passer », a également rassuré Thomas Piccio, conseiller municipal délégué à la santé.
Et aussi…
On retiendra par ailleurs de cette séance de rentrée, entre autres, une demande de subvention auprès du Département pour la réhabilitation de la chambre funéraire, qui va rouvrir le 1er octobre après neuf mois de fermeture pour raisons d’hygiène. Et dont les nouveaux tarifs ont été adoptés par les élus.
Du nouveau aussi du côté du cinéma, qui proposera désormais des séances les mardis et vendredis (après-midi et soirées) hors vacances scolaires, « à la demande du prestataire qui rencontrait une forte demande ». Alors que le contrat initial, s’il prévoyait une ouverture quotidienne pendant les vacances, limitait l’ouverture aux mercredis, samedis et dimanches.