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« Les Américains veulent toujours faire des photos avec nous » : le petit train de Toulon a déjà transporté 35 000 passagers

Le chiffre est impressionnant. Depuis le début de la saison (en février), le P’tit train de Toulon a fait voyager 35 000 personnes à son bord, dont près de la moitié des passagers sont des croisiéristes. Les autres sont des vacanciers français et d’autres pays d’Europe. Du monde aussi. Et de tout près puisque les Toulonnais plébiscitent le P’tit train blanc qu’ils voient passer tous les jours sous leurs fenêtres.

La « randonnée en train roulant » dure près d’une heure et c’est Claude qui conduit. Très habile, il se faufile dans les rues étroites et est très à l’aise sur les grands boulevards.

« Chaque matin, je nettoie le tableau de bord avant la première excursion à 10 h 30-11 heures », explique-t-il, toujours à l’heure. Au total, ils sont 7 conducteurs à se relayer dans les 5 petits trains de la flotte toulonnaise en tout électrique. Chaque jour, 12 tournées sont organisées.

A bord du petit train touristique, la traversée de la route du Sel permet une vue exceptionnelle sur les Pesquiers et d’accéder en toute simplicité à la plage de l’Almanarre.

Mais la même compagnie gère aussi les Petits trains de Saint-Raphaël, de Grimaud, de Sainte-Maxime, d’Hyères et du Lavandou. Historiquement, celui de Toulon est le plus important. On a embarqué à bord.

« Pas d’escale et un tour de ville complet »

« Il n’y a pas d’escale, on fait le circuit en entier pour un tour de ville complet : on part du port, on longe l’avenue de la République, on passe devant l’arsenal, on file vers le Mourillon et ses plages, on retourne vers le boulevard de Strasbourg, la place de la Liberté, la place d’Armes et retour au port », décrit Pauline, directrice générale adjointe, qui s’occupe ce matin-là des tickets. La compagnie de dispose pas de kiosque sur les quais pour la saison. Pourtant ce serait bien pratique pour renseigner les clients. Peut-être l’année prochaine si la mairie le veut bien ?

Justine et Pauline vendent les tickets en direct mais ne bénéficient pas d’un kiosque à demeure pour la saison. Dommage. Elles doivent donc tout démonter et remonter chaque jour.
Justine et Pauline vendent les tickets en direct mais ne bénéficient pas d’un kiosque à demeure pour la saison. Dommage. Elles doivent donc tout démonter et remonter chaque jour.
CAMILLE DODET / Nice-matin

Le voyage coûte 10 euros par adulte et 6 euros par enfant avec 1 euro de remise en cas de second tour de ville. Alors, comment sont les passagers qui montent à bord ? « Les Français veulent toujours se mettre devant ! », sourit Pauline. « Les Anglais, Irlandais ou Australiens sont très sympas ! », ajoute Justine, également à la vente. « Les Italiens sont trop bruyants et les Américains veulent toujours faire des photos avec nous devant le Petit train, comme si on était Mickey ! »

« Les Américains “tipsent” beaucoup ! »

Si les pourboires sont rares chez les Français, les Américains, eux, « tipsent » beaucoup quand ils sont contents de la balade. « Mais nous observons une baisse d’environ 10 % des passagers cette année par rapport à l’année dernière », indique Chloé, à la direction des P’tits trains de Toulon. « On remarque globalement que les gens sont de moins en moins enclins aux « extras » une fois le logement et le transport payés. Le pouvoir d’achat est, lui aussi, en baisse. «

Des souvenirs en cascade pour les touristes !
Des souvenirs en cascade pour les touristes !
CAMILLE DODET / Nice-matin

Restent les Toulonnais qui, régulièrement, montent à bord. « Je suis venue hier avec ma petite fille mais un groupe de croisiéristes est arrivé. On m’a conseillé de revenir aujourd’hui pour être plus tranquille. Effectivement, on a plus de place lors des balades du matin », explique Alexandra. Une bande-son de commentaires accompagne les voyageurs : une chanson de Gibert Bécaud au moment de passer devant le cours Lafayette et son marché de Provence, un air de marin quand le train fait halte devant l’arsenal et du Félix Mayol quand le train longe le stade… Les images d’Épinal ont la vie dure mais font le bonheur des vacanciers.

« On accueille à bord également des scolaires de Toulon et des gens qui viennent via la City card découverte de Toulon qui a été mise en place cette année. Ça fonctionne bien ! », enchaîne Pauline.

À chaque voyage, 45 personnes peuvent prendre place à bord. Le P’tit train blanc roule de février à mi-novembre dans les rues de Toulon. Et aussi pendant les vacances de Noël. L’arrière-saison est donc importante. Et plus adaptée pour (re) voir Toulon sous un jour nouveau.