Lenny Martinez après la 20e étape et la deuxième arrivée à l'Alpe d'Huez : « Cinquième du Tour de France, c'est incroyable »
Lenny Martinez n'était même pas descendu du vélo, samedi à l'arrivée de la 20e étape, qu'un large sourire illuminait déjà son visage. En terminant sixième à l'Alpe d'Huez, à 2'' seulement de Tadej Pogacar et Isaac Del Toro, et à 1'07'' du vainqueur Richard Carapaz, le Français s'est assuré de finir cinquième du Tour de France, sauf accident dimanche sur l'ultime étape parisienne.
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« C'est n'importe quoi en vrai, s'extasiait le Cannois (23 ans), qui s'apprête donc à faire mieux que son grand-père, Mariano, 6e du Tour 1972. Je n'étais même pas venu pour le général et de me dire que je fais 5e et que j'ai failli gagner une étape (2e vendredi de la 19e étape), c'est incroyable. L'équipe croyait beaucoup en moi. Roman Kreuziger (son directeur sportif) me disait que j'étais parmi les 4 premiers en termes de force. Je ne le croyais pas. Au final, il avait peut-être raison. »
« C'est juste une confirmation, estimait Kreuziger. Il peut être très fier de sa manière de courir, à se battre jusqu'à la ligne pour essayer de rattraper Del Toro et Pogacar. Si quelqu'un à Barcelone avait dit que Lenny finirait cinquième du Tour, personne ne l'aurait cru. Mais vis-à-vis du groupe, quand il s'est avancé pour dire qu'il voulait jouer le général, on y a vraiment cru. Qu'il ait su formuler cette ambition, s'exprimer devant les gars, montre une vraie avancée chez lui. »
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Le Tchèque espérait même qu'il finisse 4e, dépasse Paul Seixas quand il l'a vu flancher sur les pentes de Sarenne, alors que son coureur demeurait au contact du trio qui montera sur le podium à Paris, Pogacar, Remco Evenepoel et Del Toro. « Mais il y avait un gros écart, soulignait Martinez, qui n'a, lui, jamais vraiment cru pouvoir boucher ses 2'54'' de retard, même si l'écart était comblé à moitié à six kilomètres de l'arrivée. J'encourageais même Paul quand j'ai vu qu'il essayait de faire péter Del Toro. Il a eu beaucoup de panache, quand même, pour faire ça. Il a essayé. »
« L'an dernier, je n'arrivais même pas à faire une semaine sans des coups de moins bien »
Lenny Martinez
À la veille de l'arrivée, les deux Français ne sont séparés que d'une minute (1'06''), ce qui dit la performance de Martinez, alors qu'on n'avait pas vu deux Tricolores dans le top 5 depuis 2014 (Jean-Christophe Péraud 2e et Thibaut Pinot 3e). Martinez avait terminé 124e et 79e de ses deux premiers Tours, en 2024 et 2025, ponctués de trop rares coups d'éclat. « Le Tour, j'en avais peur tellement ça roulait vite, révélait-il samedi soir. Mais cette année, j'ai réussi à super bien le maîtriser. »
Car le « nouveau Lenny » est arrivé, plus consistant, plus solide mentalement, après avoir validé le cap des courses d'une semaine, ces derniers mois (5e de Paris-Nice, 2e du Tour de Catalogne et 3e du Tour de Romandie). « L'an dernier, je n'arrivais même pas à faire une semaine sans des coups de moins bien. Là, j'ai fait trois semaines incroyables, se pinçait-il. Même s'il n'y avait pas eu ce Top 5 au général, cela aurait été pour moi un "gap" énorme de réussir à tenir sur trois semaines. »