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« Le tourisme n’est pas que balnéaire ! » : Sainte-Maxime devient « Cité mistralienne », un beau label mais pour quelles retombées ?

Avec l’obtention et la signature de la charte « Ciéuta Mistralenco » ce samedi dans le cadre des Journées européennes du patrimoine, c’est une nouvelle mise en lumière des démarches de Sainte-Maxime pour briller sur la scène de la langue et de la culture provençale. Retour dans les coulisses de cette labellisation et surtout ce qui en découle, notamment concernant les enjeux touristiques.

Le Félibrige a créé en 2022 un label pour reconnaître les villes qui ont « une activité provençale soutenue ». Dans le Golfe, Grimaud et Saint-Tropez ont été les premiers distingués et Plan-de-la-Tour serait dans le mouvement pour être le 4e labellisé.

2 - Les critères qui ont compté

La démarche entamée en 2026 s’est avérée payante pour Sainte-Maxime. Ses «+» ? Faire vivre les traditions à travers ses associations comme Lei Magnoti, la clique des fibres et tambours, le corps de bravade, les cours de provençal dispensés par l’Escolo dei Sambro ou la réouverture de la Maison des Traditions qu’est la Tour carrée.

Les fêtes traditionnelles irriguent la ville comme ici la petite maïo. Photo L.A.
Les fêtes traditionnelles irriguent la ville comme ici la petite maïo. Photo L.A.

3  Une montée en puissance

Depuis quelques années, sous l’impulsion de la municipalité, les traditions reviennent en force et tout le monde semble y trouver son compte. « Je dirais que c’est une montée progressive avec une meilleure visibilité pour valoriser cette culture », avise Patrick Niel, président de la clique mais devenu aussi depuis deux ans « chargé du patrimoine », poste créé spécialement pour creuser le sillon.

Preuve en est, des ateliers à la crèche, médiathèque ou pour les plus âgés, à la résidence autonomie des Tilleuls, sont organisés ponctuellement. Reste à « rentrer à l’école » et profitant par exemple du temps méridien pour une ouverture aux associations culturelles comme c’est déjà le cas pour le versant sportif...

4 - Une manne touristique

Patrick Niel, Henri Gouirand et Véronique Lenoir à la Tour Carrée devant laquelle auront lieu les réjouissances officielles ce samedi à partir de 11 heures. Photo L. AMALRIC.
Patrick Niel, Henri Gouirand et Véronique Lenoir à la Tour Carrée devant laquelle auront lieu les réjouissances officielles ce samedi à partir de 11 heures. Photo L. AMALRIC.

« Il est déterminant de transmettre ce patrimoine immatériel pour l’identité de la ville mais aussi le tourisme car il n’y a pas que le balnéaire ici  ! », souligne l’adjointe déléguée à la Culture, Véronique Lenoir. Une tendance accentuée par les multiples fêtes traditionnelles bien ancrées dans le calendrier, le carnaval ou le terroir avec le salon « Vivez Provence » en novembre.

Le panneau « Sainto Maïmo » planté à l’entrée de la commune comme étendard de cette culture provençale, tout comme la distribution de la brochure « Ferveur provençale » disponible à l’office du tourisme, sont autant de signaux pour séduire des visiteurs de plus en plus accros aux traditions, ou... en mal de folklore. « Cette quête d’authenticité peut aussi s’incarner dans une adresse pour déjeuner », ajoute l’élue qui met en avant les tables locales.

La Provence partout célébrée au sein de la Tour carrée devenue Maison des Traditions. Photo L.A.
La Provence partout célébrée au sein de la Tour carrée devenue Maison des Traditions. Photo L.A.

5 - Une signature ponctuée d’animations ce samedi

La signature de la charte Place Mireille de Germond ce samedi sera entourée d’une farandole d’animations dès 11 h, avec fifres et tambours, aubades, danse des Magnoti, visite ambiancée de la Tour Carrée et discours du Capoulié du Félibrige venu d’Aix-en-Provence, sans compter le maire avec la complicité d’Henri Gouirand, président de l’Escolo dei Sambro et pilier de ce que défend la Ville avec une «fierté» décuplée.