Le Standard poursuit sa série noire à Gand
Vincent Euvrard avait prévenu : même en déplacement chez une Gantoise invaincue en douze matchs toutes compétitions confondues, son Standard n'allait pas garer le bus à la Planet Group Arena. Effectivement. Son équipe a joué. Bien, par moments. Le problème, c'est qu'elle a été punie sur des largesses déjà apparues dernièrement : de stupides erreurs défensives et des phases arrêtées. Résultat : une deuxième défaite consécutive – après celle à Westerlo – et un douzième match de suite sans victoire à Gand (2-1). Décidément la bête noire.
Commençons par les erreurs défensives. Marlon Fossey et Ibrahim Karamoko ont ouvert la porte, et Josué Vergara s'y est engouffré pour punir les premières offrandes. L'Américain, absolument pas sous pression, étant coupable d'une passe vers l'arrière imprécise vers son partenaire français qui tardait trop à dégager, offrant un face-à-face cadeau à l'attaquant gantois (1-0, 31e). Matthieu Epolo n'y pouvait rien, lui qui avait pourtant repoussé l'échéance sur une frappe de Sonko et une tête de Van der Heyden (9e) puis en déviant un centre vicieux dans un rectangle bondé (13e).
Abid à la base du danger, Nielsen généreux dans l'effort et le duo Fossey-Karamoko à la faute : les bulletins du Standard après la défaite à GandLawrence a saisi sa chance, pas Drammeh
Par stratégie ou par prudence, le match était jusqu'alors équilibré et plutôt fermé. Pas tout à fait l'idée que l'on se faisait d'une affiche, mais les deux entraîneurs semblaient se craindre. Se jauger. Vincent Euvrard avait d'ailleurs légèrement modifié son onze de base, remplaçant assez logiquement Mohr et Nguene par Lawrence et Drammeh. L'Anglais a été sobre et fiable, là où le Gambien n'a pas plaidé sa cause. Sa prestation globale, assez cataclysmique, tend à confirmer qu'il est pour l'instant meilleur en sortie de banc, ce qui n'est jamais bon signe. Rik De Mil, lui, a été contraint de modifier sa défense à la suite de la blessure – que l'on craint grave – de Mouhamed Ngom (21e), sans que cela ne déséquilibre l'ensemble.
En revanche, ce qui fut un signe de meilleur augure, pour le Standard, c'est l'égalisation de Nielsen dans la troisième minute d'un temps additionnel censé n'en durer que deux. Le Danois se retrouvait étrangement libre au petit rectangle pour fixer Roef de la tête après que Fossey et Ayensa ont déjà pu remiser du crâne (1-1, 45e+3). Une anomalie au milieu des solides gaillards Burgess et Van der Heyden. L'ancien défenseur de Marjoque s'est rattrapé en sauvant pratiquement sur la ligne une frappe de Touzghar (56e) juste avant que la tête d'Hautekiet ne s'échoue sur le toit du but (57e). Les prémisses d'une deuxième période plus animée, plus ouverte, plus instinctive, moins réfléchie ? En tout cas plus entreprenante, dans un premier temps, pour le Standard, à l'image de la frappe violente de Nielsen que Roef détournait d'un réflexe de la main (62e). Le tournant ?
Burgess trop seul
Burgess, lui aussi, s'est racheté. Il a tout simplement donné la victoire à son équipe, d'une tête croisée sur corner (2-1, 83e). Il y a bien eu un bloc au début de l'action, mais insuffisant pour inciter Monsieur D'Hondt à siffler faute. Ce but confirme que les Rouches sont décidément vulnérables sur phases arrêtées.
Ce zéro sur six tombe forcément mal avant une trêve internationale inhabituellement longue (trois semaines). Il s'agira de reposer les jambes et les esprits avant d'accueillir Charleroi, le 11 octobre. Sans bus à garer puisque Sclessin sera à huis clos.
Arbitre : Lothar D'hondt.
GAND : Roef ; Ngom (26e Paskotski), Burgess, Van der Heyden, Volckaert (71e Volckaert), Delorge (71e Lopes), De Vlieger, Araujo ; Balikwisha, Sonko (90e+1 Cissé), Vergara (90e+1 Ayinde).
STANDARD : Epolo ; Fossey (87e Mohr), Karamoko, Hautekiet, Lawrence ; Trouillet (87e Nguene), Touzghar, Nielsen ; Drammeh, Abid, Ayensa (71e Nsimba).
Cartes jaunes : Van der Heyden
Buts : 31e Vergara (1-0), 45e+3 Nielsen (1-1), 82e Burgess (2-1).
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