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Le PSG peut-il enchaîner une deuxième Supercoupe d'Europe consécutive ? - Sport.fr

Le 13 août 2025 à Udine, le PSG était mené deux buts à zéro par Tottenham à un quart d’heure de la fin. Il a fini par soulever la Supercoupe d’Europe aux tirs au but, la première de son histoire. Un an plus tard, presque jour pour jour, les Parisiens remettent leur titre en jeu à Salzbourg face à Aston Villa.

Sauf que garder ce trophée est un exercice que presque personne n’a réussi. En cinquante éditions, deux clubs seulement y sont parvenus.

Un doublé que seuls deux clubs ont réussi

L’AC Milan d’Arrigo Sacchi puis de Fabio Capello, d’abord, avec les éditions 1989 et 1990. Puis le Real Madrid de Zinédine Zidane, en 2016 et 2017, qui a mis vingt-sept ans à égaler la performance des Rossoneri.

C’est tout. Ni Barcelone, ni Liverpool, ni le Bayern, ni aucune des grandes équipes qui ont dominé l’Europe ces cinquante dernières années n’a conservé cette Supercoupe. Le Real Madrid détient le record absolu avec six titres, devant Barcelone et l’AC Milan, cinq chacun. Le PSG, lui, en compte un seul, celui de l’an dernier.

Une victoire le 12 août ferait donc du club de la capitale le troisième de l’histoire à réaliser ce doublé. Ce serait aussi le troisième sacre de Luis Enrique dans cette compétition comme entraîneur, après Barcelone en 2015 et Paris en 2025. L’Asturien l’avait déjà gagnée comme joueur, avec le Barça, en 1997.

Salzbourg, le premier rendez-vous de la saison

Rendez-vous est pris le mercredi 12 août 2026 à la Red Bull Arena de Salzbourg, en Autriche, pour la 51e édition de l’épreuve. Il s’agira du tout premier match officiel du PSG en 2026-2027, quelques jours après un amical de prestige face à Manchester United.

Comme chaque été, ce match d’ouverture sert aussi de baromètre pour la saison à venir, et les cotes des grandes équipes européennes se fixent à ce moment précis. Pour aborder ce premier rendez-vous, il est possible d’activer ce code bonus exclusif de Topmercato en 2026 et de démarrer la saison avec un bonus. Reste à mesurer les forces en présence, car le contexte de cette édition est particulier.

Comment le PSG est arrivé là ?

Le club parisien se présente à Salzbourg avec le statut de double champion d’Europe. Le 30 mai dernier à la Puskás Aréna de Budapest, devant 61 035 spectateurs, les hommes de Luis Enrique ont conservé leur Ligue des champions face à Arsenal au terme d’un match fermé, un partout, puis quatre tirs au but à trois. Vitinha a été désigné homme du match.

Cette victoire a fait entrer Paris dans un cercle très fermé, celui des neuf clubs ayant remporté deux Coupes d’Europe des clubs champions consécutives, après le Real Madrid, Benfica, l’Inter, l’Ajax, le Bayern, Liverpool, Nottingham Forest et l’AC Milan. Sur l’ensemble de la saison 2025-2026, le PSG a tout raflé, à l’exception de la Coupe de France.

Le piège Unai Emery avec Aston Villa ?

En face se dresse une équipe qu’il serait imprudent de sous-estimer, et un entraîneur qui connaît parfaitement la maison.

Unai Emery a dirigé le PSG entre 2016 et 2018. Il retrouve son ancien club avec une Aston Villa qui vient d’écraser Fribourg trois buts à zéro en finale de Ligue Europa, le 20 mai. Les Villans ne découvrent d’ailleurs pas la compétition : ils l’ont déjà remportée en 1982, aux dépens du Barça.

Emery reste par ailleurs l’un des entraîneurs les plus performants de l’histoire de la Ligue Europa, un spécialiste des matchs à élimination directe. Sur une rencontre unique, sans match retour, ce profil compte.

Les Parisiens qui sortent grandis du Mondial

Voilà le paradoxe de cet été parisien. Jamais le club n’a envoyé autant de joueurs à une Coupe du Monde, seize au total, et plusieurs en reviennent avec un statut renforcé.

Le plus marquant est Fabián Ruiz, sacré champion du monde avec l’Espagne après la victoire un but à zéro contre l’Argentine en finale. Le milieu andalou boucle une année 2026 hors norme, entre le doublé européen du PSG et l’étoile sur le maillot de la Roja.

Achraf Hakimi a porté le Maroc jusqu’en quarts de finale, le meilleur parcours africain du tournoi, dans un groupe pourtant partagé avec le Brésil. Warren Zaïre-Emery, lui, s’est offert un record de précocité avec l’équipe de France. Le contingent tricolore parisien, complété par Ousmane Dembélé, Désiré Doué, Bradley Barcola et Lucas Hernandez, a échoué au pied du podium.

À cela s’ajoutent les Portugais Vitinha, João Neves et Nuno Mendes, le capitaine brésilien Marquinhos, qui disputait son troisième Mondial, ainsi que Willian Pacho, Lee Kang-In, Ibrahim Mbaye et Khalil Ayari. Sur le papier, Luis Enrique récupère un effectif gonflé à bloc.

Le vrai adversaire s’appelle le calendrier…

Sur le papier seulement. Parce que cette réussite collective a un revers, et il est brutal. La finale du Mondial s’est disputée le 19 juillet, le match pour la troisième place la veille. Entre la fin du tournoi et le coup d’envoi à Salzbourg, il s’écoule vingt-quatre jours. Vingt-quatre jours pour souffler, prendre des vacances, reprendre l’entraînement et retrouver un rythme de compétition.

Autant dire que les Parisiens allés le plus loin, à commencer par Fabián Ruiz et le quatuor français, n’auront pas de préparation digne de ce nom. Certains seront probablement laissés au repos, d’autres démarreront sur le banc. Aston Villa, dont l’effectif comptait beaucoup moins de joueurs concernés par les phases finales, arrivera avec une préparation estivale classique et des jambes fraîches.

C’est précisément le type de déséquilibre qui décide d’un match unique en août.

Notre verdict

Le PSG reste le favori logique de cette Supercoupe. Meilleure équipe d’Europe depuis deux saisons, effectif plus profond, expérience récente des grands rendez-vous et habitude désormais installée de gagner les matchs serrés, aux tirs au but s’il le faut.

Mais l’écart annoncé mérite d’être relativisé. Une équipe d’Emery en finale, un match sec, et un vestiaire parisien qui sortira à peine de six semaines de Coupe du Monde : les ingrédients d’une soirée compliquée sont réunis. La statistique historique n’aide pas non plus, puisque conserver ce trophée reste l’un des exercices les plus rares du football européen.

Réponse le 12 août, à Salzbourg….