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Liechtenstein : le prince met son veto à la légalisation de l'avortement

L'avortement reste interdit au Liechtenstein. Le prince héréditaire Alois a mis mercredi son veto à une réforme qui aurait autorisé l'interruption de grossesse durant les trois premiers mois, comme en Suisse. La Principauté conserve ainsi l'une des législations les plus restrictives d'Europe.

Début septembre, le Parlement du Liechtenstein a adopté à une voix près un projet de loi visant à légaliser l'avortement. Le texte faisait suite à une initiative populaire qui a recueilli près de 5000 signatures, soit cinq fois le minimum requis, un soutien important dans cette principauté de 41'000 habitants où le catholicisme est religion d'Etat.

Mercredi, le prince héréditaire Alois a cependant mis son veto à la réforme, invoquant la protection de l'enfant à naître. Cette décision n'est pas surprenante: Alois avait annoncé depuis plusieurs mois qu'il déclarerait l'initiative invalide en cas d'acceptation.

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Le prince est malgré tout ouvert à l'assouplissement de certains aspects. Il est prêt à autoriser les campagnes d'affichage sur l'avortement et à mieux accompagner les femmes avant, pendant et après la grossesse.

Aujourd’hui, l’avortement reste interdit au Liechtenstein, sauf dans des cas exceptionnels, notamment lorsque la vie de la mère est en danger ou en cas de viol. Mais depuis une dizaine d’années, les femmes peuvent se rendre à l’étranger, notamment en Suisse ou en Autriche, sans risquer de sanctions pénales.

"Démonstration de force"

Du côté des partisans de la réforme, la colère est vive. Le comité à l’origine de l’initiative dénonce une "démonstration de force aux dépens des personnes concernées". Il accuse le prince de faire passer ses convictions avant le processus démocratique et de refuser aux femmes le droit de décider pour elles-mêmes.

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Le comité critique aussi le Parlement, qui a refusé de soumettre la question au vote populaire. Plusieurs actions sont annoncées pour exprimer le mécontentement. Une manifestation est notamment prévue samedi à Vaduz, la capitale.

Valentin Jordil/edel