"Le monde est divisé entre riches et pauvres” : Sophie Marceau prend position pour “les lycéens français dans la rue” qui ont "envie de travailler", elle tranche : “la colère et la violence ne sont jamais acceptables"
Fabio Fazio a accueilli Sophie Marceau dans son émission Che Tempo Che Fa, le dimanche 11 octobre dernier. Venue pour présenter le film Anne’s Time, l’actrice et réalisatrice de 59 ans s’est volontiers exprimée sur son point de vue sur la jeunesse actuelle. "Peut-être étions-nous moins informés alors, peut-être étions-nous plus innocents", a-t-elle notamment exprimé dans des propos rapportés par le média italien Il Fatto Quotidiano, en ajoutant : "Les jeunes étaient moins conscients de ce qui se passait. Mais à 13 ans, on a 13 ans, et le premier baiser, Roméo et Juliette, est un fait universel et intemporel".
Dans son élan, celle qui s’est éloignée de son fils Vincent s’est également exprimée sur la manifestation de jeunes en France. "Tout d’abord, les Français aiment descendre dans la rue. Ils sont audacieux, pour ainsi dire", a-t-elle confié, en nuançant : "Cependant, la France est un pays où la vie est belle, malgré de grandes inégalités et des injustices, les mêmes que l’on observe partout ailleurs dans le monde". "Aujourd’hui, le monde est divisé, scindé entre riches et pauvres, et comme partout ailleurs, nous en souffrons aussi en France", a-t-elle poursuivi.
Sophie Marceau sur les revendications des lycéens !
Prise de paroles ayant suscité beaucoup d’attention, Sophie Marceau a déclaré, concernant la mobilisation lycéenne : "Les étudiants et lycéens qui manifestent dans les rues disent vouloir travailler, et c'est un message positif". "Ils réclament des conditions plus adaptées à la société actuelle : plus d'enseignants, plus de perspectives de carrière. Je rappelle également qu'en France, l'enseignement est gratuit et public, mais que le parcours professionnel est long et exige une formation continue", a poursuivi la star.
Emettant certaines craintes, celle qui s’est livrée sur " l’homme de sa vie " a confié : "Les lycéens, en particulier, vivent une précarité qui m’inquiète". "Car ils représentent la génération de demain, les forces vives sur lesquelles nous pouvons compter. Ils sont le monde de demain : nous devons les aider, leur faire confiance et leur donner les moyens", a-t-elle exprimé.
Sophie Marceau pointe du doigt les "fauteurs de trouble"
Soulignant le fait qu’elle ne pouvait pas parler en détail des revendications des lycéens, Sophie Marceau est convaincue qu’ils demandent "à pouvoir travailler" tout simplement. Concernant les violences, l’actrice de La Boum a expliqué : "Bien sûr, il existe aussi des groupes connus pour leur violence, ou des fauteurs de troubles, qui infiltrent les manifestations et gâchent tout".
"Pourtant, la revendication de justice est l’expression d’une frustration, d’une aliénation sociale, et malheureusement, elle se manifeste souvent par la colère. La colère et la violence ne sont jamais bonnes", a-t-elle ajouté. Voilà qui est dit !