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Le FC Nantes tient tête à Monaco dans le dossier Abline - Sport.fr

Deux offres, deux refus. Le FC Nantes fait de la résistance face à l’AS Monaco, qui convoite son attaquant Matthis Abline. Le bras de fer est lancé.

Non, c’est non. À deux reprises déjà, le FC Nantes a renvoyé l’AS Monaco dans ses cordes. L’objet du litige : Matthis Abline, jeune attaquant convoité avec insistance par le club de la Principauté. Et à en juger par la fermeté nantaise, le dossier s’annonce coriace.

Petit retour sur les faits. Séduit par le profil de l’avant-centre de 23 ans, Monaco a d’abord dégainé une première offre, articulée autour d’une quinzaine de millions d’euros bonus compris. Refus catégorique. Loin de se décourager, le club du Rocher est revenu à la charge quelques semaines plus tard, avec une proposition légèrement remaniée — davantage de fixe, moins de bonus. Résultat identique : niet.

Car Nantes ne compte pas brader son joyau. La direction, connue pour ne pas faire dans la demi-mesure, réclamerait une somme nettement plus élevée pour envisager un départ — on évoque des montants oscillant entre trente et quarante millions d’euros. Un tarif qui a de quoi refroidir les ardeurs, ou plutôt tester la détermination des prétendants.

Et le club dispose d’un atout de poids : le temps. Abline étant sous contrat jusqu’en 2028, les dirigeants nantais n’ont aucune raison de céder à la précipitation. Position de force oblige, ils peuvent se permettre d’attendre, de faire monter les enchères, de laisser la concurrence s’agiter. Une stratégie payante, du moins tant que le joueur ne pousse pas ouvertement vers la sortie.

Car Abline, lui, ne cache pas ses ambitions. L’attaquant lorgnerait volontiers un projet européen d’envergure, et Monaco n’est d’ailleurs pas seul sur le coup. Outre-Manche, plusieurs clubs surveillent la situation, preuve que le talent du Français ne laisse pas indifférent au-delà de nos frontières. De quoi complexifier encore un peu plus l’équation nantaise.

Pour Monaco, la persévérance en dit long sur l’intérêt porté au joueur. Le club princier, en quête de renforts offensifs, ne semble pas décidé à lâcher le morceau. Reste à savoir jusqu’où il est prêt à monter — car entre l’offre déposée et le prix réclamé, le fossé demeure béant. Il faudra sortir le chéquier, et pas qu’un peu.

Ce type de bras de fer, on le sait, se joue souvent dans les dernières semaines du mercato. Les positions se figent, puis se débloquent d’un coup, au gré des urgences et des opportunités. Nantes tient bon pour l’instant, mais la fermeté d’aujourd’hui n’exclut pas un accord demain, pour peu que Monaco mette le prix.

Alors, Abline restera-t-il, ou finira-t-il par plier bagage ? À ce stade, tout reste ouvert. Une certitude, néanmoins : les Canaris ont posé leurs conditions, et n’entendent pas les brader. La balle, désormais, est dans le camp monégasque. En voilà un feuilleton qui n’a pas fini de faire jaser.