Le contrôle judiciaire de Patrick Bruel assoupli
Patrick Bruel, en janvier 2026.
© Urman Lionel/ABACA
La Rédaction, avec AFP 15/08/2026 à 21:13, Mis à jour le 15/08/2026 à 21:50
Le chanteur et comédien français Patrick Bruel, mis en examen pour viol et agression sexuelle, est autorisé à quitter le territoire français, après que son contrôle judiciaire a été assoupli. Le parquet a cependant « interjeté appel de cette ordonnance ».
Mis en examen pour viol et agression sexuelle, Patrick Bruel a été autorisé à quitter le territoire français après que son contrôle judiciaire a été assoupli, a-t-on appris samedi auprès du parquet de Nanterre, confirmant une information de Mediapart. « Le 21 juillet 2026, le juge d’instruction, saisi par les avocats de Patrick Bruel d’une demande de mainlevée partielle du contrôle judiciaire portant sur l’interdiction de quitter le territoire national, y a fait droit », a expliqué la procureure adjointe de Nanterre, Virginie Deneux. Le parquet a cependant « interjeté appel de cette ordonnance », a-t-elle ajouté.
Vendredi soir, Mediapart a révélé l’assouplissement du contrôle judiciaire du chanteur, évoquant avoir eu vent de « plusieurs messages de lecteurs et lectrices s’étonnant d’avoir croisé cet été Patrick Bruel à l’étranger, dans un couloir d’aéroport ou dans un hôtel ». D’après le média d’investigation, le parquet de Nanterre aurait considéré cette décision comme « injustifiée » et « excessive ».
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« Un mauvais signe donné par la justice »
L’audience s’est déroulée vendredi devant la chambre de l’instruction de la cour d’appel de Versailles, selon RTL. La décision a été mise en délibéré au 16 septembre. L’artiste, âgé de 67 ans, est mis en examen depuis mi-juin dans quatre dossiers et placé sous le statut de témoin assisté dans quatre autres. Au moins huit nouvelles plaintes ont été déposées contre lui pour des faits de viol, tentative de viol et agression sexuelle, commis entre septembre 1992 et 2014. Les deux dernières plaintes ont été déposées les 16 et 23 juillet auprès du premier district de la police judiciaire de Paris.
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Myriam Guedj Benayoun, avocate de Karine Viseur et d’Ophélie Fajfer, s’est déclarée surprise par cette décision. « Mes clientes, choquées, sont en droit de se poser la question de savoir si cet allégement est lié à la personnalité publique de l’homme qu’elles accusent de faits criminels et pour lesquels il est mis en examen. C’est un mauvais signe donné par la justice aux victimes. Heureusement, le parquet de Nanterre a fait appel de cette décision », explique-t-elle à Match.
Contactés samedi, les conseils de Patrick Bruel, Fanny Colin, Céline Lasek et Christophe Ingrain, n’ont pas réagi.
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