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Le concurrent russe de Starlink est-il en train d'échouer ? Ce qu'on sait est que le projet de constellation Internet dénommé Rassvet fait face à de graves difficultés techniques et retards de mise en orbite

Le concurrent russe de Starlink est en difficulté suite à l’échec d’un lot entier de satellites à atteindre leur altitude opérationnelle : sur les 16 satellites lancés, bon nombre n’ont atteint que moins de la moitié de leur altitude cible de 870 km et deux sont déjà en train de retomber vers la Terre. Vers un échec du projet de constellation Internet dénommé Rassvet et censé renforcer la Russie dans sa quête de souveraineté numérique ?

🛰️🇷🇺 Rassvet : la Russie déploie 16 nouveaux satellites pour renforcer sa constellation.

Le 19 juillet 2026, le Bureau 1440 a réussi le lancement du deuxième lot de 16 satellites Rassvet-3, dans le cadre du déploiement de sa future constellation de communications en orbite… https://t.co/75IjHtTBbl pic.twitter.com/TehhttYX7y

— Xplora (@XploraSpace) July 20, 2026

La Russie espère néanmoins lancer une offre commerciale en 2027 avec environ 250 satellites opérationnels

Un premier lot de 16 satellites a été lancé en mars 2026, suivi d'un second lot de 16 autres satellites en juillet 2026. Le programme accumule les déboires. Plusieurs satellites ont du mal à atteindre leur altitude opérationnelle visée (autour de 550 km) et certains appareils se sont consumés dans l'atmosphère après avoir chuté de manière incontrôlée.

La Russie dépend des lanceurs Soyouz-2.1b, qui sont rares et coûteux. De plus, des frappes récentes sur le centre de production de ces fusées à Samara compliquent encore le calendrier des futurs tirs. Moscou espère néanmoins lancer une offre commerciale en 2027 avec environ 250 satellites opérationnels, avant d'atteindre plus de 900 appareils d'ici 2035 pour assurer une couverture complète.

D’avis d’observateurs, c’est « la faute au programme spatial russe qui est bel et bien mort, à court d’argent et de talents depuis de nombreuses années. On peut dire qu’il tourne au ralenti grâce à la technologie soviétique depuis la chute de l’URSS et qu’il n’a rien inventé de nouveau depuis lors. »

« Les États-Unis ne viendront plus à leur secours, car ils disposent désormais de leur propre programme de vols habités et ont racheté tous les moteurs de fusée soviétiques encore en stock. Les Européens ne viendront pas à leur secours avec des technologies modernes, des charges utiles et des engins spatiaux, car ils sont en guerre contre les Ukrainiens. La Chine ne viendra pas à leur secours, car elle s'efforce de mettre en place sa propre industrie spatiale souveraine et ses propres capacités », soulignent certains.

And Russia is delusional to think it is on the same level as the US in terms of technology.

— Lucas 🇺🇸🇵🇱 (@pl19971) September 2, 2026

Entretemps, Le projet de méga-constellation chinois Thousand Sails (également appelé Qianfan ou G60 Spacesail) se porte très bien et progresse à un rythme d'importance stratégique accéléré

Conçu pour concurrencer le réseau Starlink de SpaceX, le programme intensifie ses lancements et solidifie ses infrastructures de production industrielle. Après le premier tir historique de 18 satellites en août 2024, la constellation compte désormais 238 satellites en orbite.

Le rythme s'est nettement accéléré grâce aux lancements successifs de fusées Longue Marche 6A et Longue Marche 8. La Chine diversifie également ses lanceurs en attribuant des contrats à des opérateurs commerciaux comme Landspace pour soutenir cette cadence.

Pour alimenter cette ambition, le constructeur Genesat (filiale de l'opérateur du projet, SSST) a signé l'extension de son usine de production à Shanghai. Ce complexe est désormais calibré pour une production à la chaîne ultra-rapide, capable d'assembler un satellite par jour.

Les premiers satellites mis en orbite (première génération) pèsent environ 267 kg. Le projet prévoit rapidement l'introduction de modules de deuxième et troisième générations plus lourds (jusqu'à 1,5 tonne) pour intégrer des technologies plus puissantes à large bande.

Le calendrier initial a été réajusté pour soutenir une montée en puissance massive : Atteindre un premier jalon de 1 296 satellites opérationnels pour garantir une couverture mondiale initiale et Déployer la totalité de la constellation avec plus de 15 000 satellites en orbite basse.

Des analyses de suivi spatial ont révélé que plusieurs satellites des premières vagues ont rencontré des difficultés techniques pour rehausser leur orbite, un écueil classique lors du rodage de nouvelles technologies de satellites en série.

Le premier lancement d'août 2024 avait généré une quantité importante de débris en raison de la fragmentation du corps de la fusée. De plus, la luminosité élevée de ces trains de satellites suscite des inquiétudes récurrentes auprès de la communauté astronomique mondiale.

🇨🇳 China Space: 13th Batch of Thousand Sails Constellation

China successfully launched the 13th batch of the Thousand Sails satellite constellation into orbit aboard a Long March-6A rocket. Another step forward in building a powerful space-based network.

China knows its…

— GeoPaul626 (@Paull626) July 4, 2026

Les premiers lancements de la constellation souveraine IRIS initiée par l’Europe sont prévus dans l’intervalle 2028 à 2030

Le contrat a été confié au groupement Space Rise (formé par les opérateurs SES, Telesat et Hispasat), en partenariat avec des poids lourds industriels comme Airbus Defence and Space, Thales Alenia Space et OHB. Les commandes industrielles majeures se précisent et le lancement des premiers satellites est planifié entre 2028 et 2030 pour offrir une capacité opérationnelle complète au début de la prochaine décennie.

Le coût global de ce partenariat public-privé est estimé à environ 10,6 milliards d'euros, financé à la fois par des fonds publics européens et des investissements privés. Contrairement à Starlink qui vise d'abord le grand public pour l'internet résidentiel, IRIS² est conçu en priorité pour sécuriser les communications des gouvernements, des administrations, des ambassades et des opérations militaries.

La constellation comptera entre 290 et 350 satellites, combinant l'orbite basse (LEO) pour une faible latence et l'orbite moyenne (MEO) pour servir de colonne vertébrale au réseau, garantissant une haute résilience géopolitique.

Et vous ?

Les ratés en phase initiale sont communs à tous les projets de cette envergure comme l’illustre le cas du projet chinois. Partagez-vous les avis des observateurs selon lesquels la situation du programme Rassvet est la preuve du retard technologique de la Russie sur les Etats-Unis ?
Quelle appréciation faites-vous du positionnement actuel de l’Europe dans la course à la souveraineté numérique via le spatial ?

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