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« Le classique est une base formidable pour apprendre » : les confidences du violoniste Yogan avant son concert tzigane gratuit ce vendredi soir à Biot

Une partition entre formation classique et culture sinti, ce vendredi soir au jardin Frédéric Mistral.

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LR

Béatrice Courel

Créé le 30 juillet 2026 • 21:15

Mis à jour le 30 juillet 2026 • 21:15


Entrée libre à 21h, jardin Fréderic Mistral.
Entrée libre à 21h, jardin Fréderic Mistral.
Photo DR

Yogan fera glisser son archet et vibrer la nuit d’une musique ardente, libre, généreuse et profondément vivante, vendredi 31 juillet, à 21h, dans le Jardin Frédéric-Mistral.

L’entrée est libre dans le cadre des Soirées estivales du département des Alpes-Maritimes, et le concert sous les cieux ouvre les portes d’un voyage où la virtuosité ne prend jamais le pas sur l’émotion, mais souffle un esprit fougueux et tendre qui fait battre les cœurs un peu plus vite. Les envolées de l’artiste et de son violon sont universelles.

Vous avez reçu deux apprentissages : la rigueur académique du conservatoire et une musique sinti plus instinctive transmise en famille. L’un des deux prend-il le dessus sur scène ?

Non, c’est une symbiose. Je joue depuis mes 6 ans. C’est mon père, Lick Dubois, autodictate, compositeur du film Le Gitan, qui m’a proposé le conservatoire. Or le classique est une base formidable pour apprendre, j’ai travaillé, cadré, l’instrument de 8h du matin à 8h du soir. Mais j’étais dans la fosse pour les philharmoniques et après je partais en soirée de St Tropez à Monaco, jouer les musiques du monde, c’est complémentaire.

Le mot « tzigane » rassemble différentes communautés : vous vous définissez comme Sinti, comment faire entendre ces identités singulières ?

Le concert de vendredi sera de la musique de l’est : Roumanie, Bulgarie Hongrie, Russie, mais toute la musique tzigane, avec toutes ses particularités slaves, flamenco, jazz manouche, est liée. Le départ, c’est le Rajasthan. J’ai eu la chance de faire des concerts en Inde. Je disais que j’étais un gipsy de France et on me répondait que l’on était tous frères. Je sais qu’on vient de là-bas.


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