Le choc et la douleur à Albias après le décès de l'ancien maire Robert Battut, victime d'un accident domestique : il était une des figures de la droite en Tarn-et-Garonne
l'essentiel Maire d’Albias (Tarn-et-Garonne) de 1982 à 2001, gaulliste de la première heure proche de Jacques Chirac, Robert Battut est décédé brutalement lundi 10 août 2026, à son domicile, des suites d'un accident domestique. Déjà, les hommages affluent pour saluer son parcours politique. Ses obsèques auront lieu jeudi 13 août à 10 heures, à Réalville.
La triste nouvelle a vite circulé lundi soir à Albias. Robert Battut, ancien maire de la commune, est décédé, chez lui, dans des circonstances tragiques. Les premières informations ont fait état d’un accident domestique lundi après-midi mais l’un de ses amis proches, Thierry Deville, évoque "un arrêt cardiaque qui a précédé une chute dans un escalier".
Alertés, les secours sont arrivés rapidement au domicile de Robert Battut mais, malgré leurs efforts, ils n’ont rien pu faire pour le ramener à la vie. Robert Battut nous quitte, à 91 ans.
Thierry Deville : "Il aimait la politique parce qu’il aimait l’autre"
"La vie s’arrête, brutalement, violemment, terriblement. Je pense à sa merveilleuse épouse, à ses enfants, à ses amis et à toutes les personnes qui ont partagé sa vie. Il était d’une humilité et d’une simplicité extrêmes. Il aimait la politique parce qu’il aimait l’autre. Je suis infiniment triste et malheureux", réagit l’avocat montalbanais.
Le nouveau maire d’Albias, Olivier Belaygue, rappelle la place prépondérante que Robert Battut a occupée dans la vie publique albiassaine. "Il a effectué trois mandats de maire, de 1982 à 2001. C’était quelqu’un proche de la population. Il ne se souciait pas de telle ou telle étiquette politique."
Lui, pourtant, avait de solides convictions, à droite. Une droite républicaine et humaniste qu’incarnait, à l’époque où Robert Battut était maire, un certain Jacques Chirac.
"L’une de ses fiertés, avoir fait inaugurer l’école maternelle Georges-Pompidou par Jacques Chirac. C'est Robert Battut qui l'avait invité. À l'époque, Chirac était Premier ministre et il était arrivé à Albias en hélicoptère comme une rock star."
Robert Battut était une voix qui compte à la fédération RPR de Tarn-et-Garonne et même au-delà du département. Olivier Belaygue rapporte cette anecdote : "L’une de ses fiertés, c’est d’avoir fait inaugurer l’école maternelle Georges-Pompidou par Jacques Chirac. C’est Robert Battut qui l’avait invité. Chirac était alors Premier ministre et il était arrivé à Albias en hélicoptère, comme une rock-star".
L’actuel maire a "une pensée affectueuse pour sa famille, son épouse Arlette, ses enfants Pascal et Frédérique ainsi que tous ses proches".
Jean-Michel Baylet : "Il incarnait une droite humaniste et respectueuse"
"Robert Battut était une personnalité d'un seul bloc, très engagé dans la vie publique avec de fortes convictions de droite, mais toujours respectueux des autres, y compris de celles et ceux qui pensaient différemment, et amoureux de son territoire", évoque Jean-Michel Baylet.
"J'étais président du département et nous avons bien travaillé ensemble même si nos convictions étaient totalement différentes, poursuit le maire de Valence-d'Agen. Au risque d'en étonner certains, je veux lui rendre hommage car il représentait une droite humaniste et respectueuse dont ses héritiers devraient s'inspirer. De surcroît, sous des abords distants, il était éminemment sympathique".
Pierre-Antoine Levi salue "l'un des grands gaullistes historiques"
Le sénateur Pierre-Antoine Levi salue "une figure respectée et attachante". Pour le Montalbanais, "Robert Battut incarnait cet engagement au service des autres qui fait la noblesse de la fonction de maire. Il était aussi l’un des grands gaullistes historiques de notre département, fidèle jusqu’au bout aux valeurs qui avaient guidé son engagement : le sens de l’État, l’amour de la République et le service du bien commun. Un engagement mené avec constance et conviction, tout au long de sa vie."
Les obsèques de Robert Battut seront célébrées jeudi 13 août à 10 heures, en l’église de Réalville.