Le Brûlage marronnes à la Ducasse d'Ath : on a fait la fête sans le feu
C'est peu avant 22h45 ce vendredi que l'Esplanade d'Ath accueille la marronne de Goliath. La tradition veut que les porteurs du géant Goliath lui mettent le feu pour signifier un au revoir à sa vie de célibataire. Mais cette année, le brûlage s'est fait autrement, sans flammes. Pourtant, cette petite "entorse" aux coutumes n'a pas refroidi les Athois, présents en nombre pour accompagner la maronne jusqu'à l'Esplanade. Mais enflammer les marronnes du géant a été jugé trop risqué, on le sait : les autorités et les porteurs ont dû imaginer un spectacle de lumière avec des flammes projetées sur le pantalon géant.
"On a fait avec ce qu'on avait"
Laurent Sauvage, porteur de Goliath et président du comité du brûlage, a suivi de près les dernières réunions qui ont mené à la décision d'un brûlage autrement. "On a eu une réunion à la Commune et on a décidé cela la semaine passée. C'est une décision qui a été prise suite aux incendies dans les Fagnes, parce que c'est trop risqué mais aussi par respect pour les personnes touchées."
Même si la décision semblait évidente pour des raisons de sécurité, il était impensable de ne pas faire de "brûlage", de rassemblement festif donc. Alors, il a fallu trouver un nouveau concept. "On s'est dit que la seule chose qu'on pouvait faire, c'était un jeu de lumière qui peut ressembler à des flammes. C'était ça ou rien. Donc on a fait avec ce qu'on avait."
Côté organisation, aucun gros changement n'a été constaté par Laurent. "On a mis un jeu de lumière à la place du feu, donc au niveau de l'organisation, il n'y a pas vraiment de changement. La société qui s'en occupe travaille déjà pour la Commune, donc dès que la commune a pris la décision, ils ont pris ça en charge."

Un public très compréhensif
Privé de l'un des moments les plus attendus de la Ducasse, le public a montré énormément de soutien aux organisateurs. Laurent l'a d'ailleurs constaté sur les réseaux sociaux. "Malgré tout, les gens n'ont pas l'air trop déçus. Quand on regarde sur les réseaux sociaux, les gens comprennent pourquoi on fait ça autrement. Ils ne nous en veulent pas. Ce n'est peut-être pas ce qu'ils attendaient, mais voilà, on est tous contents et on verra après ce qu'il en ressort."
Quelques premiers retours résonnent dans la foule, mais il est difficile de déjà faire un bilan. "On n'a pas encore pu parler avec des gens extérieurs. Je pense que c'est plutôt dans quelques jours qu'on connaîtra le ressenti des gens."
Juste avant de raccompagner la marronne, Laurent conclut avec le sourire : "un brûlage marronnes autrement, voilà tout !"
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