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La violence comme une fin en soi: le réseau "The Com" ciblé dans 9 pays européens

Europol, l'agence européenne de coopération entre les polices, a mené en juin et juillet une vaste opération avec neuf polices européennes – dont la police fédérale – qui a débouché sur la suppression d'internet de 4 340 sites présentant du contenu extrémiste nihiliste violent.

Ils étaient liés à "The Com", une communauté informelle de groupes en ligne qui partagent une vision misanthrope et nihiliste. Ces groupes ne partageaient pas une idéologie commune ou une structure centralisée mais bien une appétence pour la violence comme une fin en soi.

Les groupes associés à The Com recrutaient des membres via les réseaux sociaux ou des plateformes de gaming. Par notamment du grooming, ils incitaient leurs victimes à commettre des actes d'automutilation, de torture animale, des agressions violentes ainsi que la production de matériel pédopornographique, sur eux-mêmes ou d'autres.

Plongée dans l'extrémisme nihiliste, cette nouvelle menace qui pèse sur la Belgique

"La facilité d'accès au contenu de The Com est inquiétante. Les algorithmes des médias sociaux exposent les jeunes à des contenus extrémistes – qu'ils les recherchent ou non – avec un matériel qui peut paraître initialement inoffensif mais qui, rapidement, mue vers une violence extrême et des contenus traumatisants", note Europol.

Ces contenus servent à promouvoir la notoriété d'un alias ou d'un groupe. Plus le contenu est extrême, plus le statut de l'alias ou du groupe est élevé.

"Murs de sang" et "Cut-signs"

Certains groupes de The Com encouragent ou exigent des "Murs de sang" ou des "Cut-signs" pour entrer dans le groupe. Les "Murs de sang" sont des inscriptions réalisées avec du sang. Les "Cut-signs" sont des inscriptions du tourmenteur du nom par la victime sur son corps.

Manipulation, exploitation sexuelle, incitation au suicide: l'extrémisme nihiliste, une menace qui monte

Les vidéos que les victimes avaient filmées – notamment celles de nudité – étaient utilisées pour les faire chanter ou les dissuader de quitter le groupe. Les auteurs menacaient les victimes de les diffuser à leurs amis ou à leur famille.

Aux yeux d'Europol, au cours des deux dernières années, The Com s'est transformé en une menace mondiale majeure, dans laquelle les mineurs, en particulier, devenaient à la fois victimes et auteurs d'infractions.

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