La Victoire prête pour une nouvelle saison dans la LPHF
L'été aura été occupé pour plusieurs joueuses et membres du personnel de la Victoire de Montréal. Après cette première conquête de la Coupe Walter et les multiples activités et implications dans la communauté, il est temps de renfiler les patins.
Rencontrées lors d’un événement-bénéfice pour l'accessibilité du hockey auprès des jeunes et des familles, Ann-Renée Desbiens, Kim St-Pierre, Kati Tabin et Kori Cheverie sont prêtes pour les prochains défis.
À commencer par la gardienne de la Victoire, qui a hâte de renouer avec la compétition.
En tant qu’athlète, tu veux compétitionner, jouer des matchs, remettre ton chandail, retrouver tes partisans, a dit Desbiens. Évidemment, on a très hâte de vivre ces moments-là avec eux. Le premier match et la cérémonie avec la bannière, ça va être un beau moment pour nous. On travaille fort tout l’été, on reste occupées, on s’implique, mais là on est prêtes pour que la saison recommence.
Pour la gardienne vedette de la formation montréalaise, il y aura, comme pour les autres membres d’équipes nationales au sein de la formation, le Championnat du monde qui se déroulera du 6 au 16 novembre 2026 au Danemark. Ensuite, toute l'attention se tournera vers la LPHF, qui présentera sa 4e saison à compter du début décembre.
En lien avec le nouveau calendrier, il y a eu la création de deux associations et l’ajout d’un match des étoiles. Les parties de la grande tournée passeront de 16 à 24 et les séries de fin de saison seront plus longues puisque quatre équipes se qualifieront dans chacune des associations. L'horaire s'annonce chargé, mais Desbiens reste zen.

Caroline Ouellette, Kati Tabin et Ann-Renée Desbiens, de la Victoire
Photo : Patricia Ann Beaulieu
C’est facile de regarder beaucoup d’avance, tu peux te perdre, ça devient compliqué. Tu vois les défis, soutient l'athlète de Charlevoix. Donc, j’essaie vraiment de rester dans le moment présent, de prendre un défi à la fois. Oui, il va y avoir des voyages dans l’ouest en janvier où l’on sera sûrement sur la route un peu plus longtemps. Mais après ça, ça nous permet juste de retrouver nos partisans pour une plus longue période.
Un engouement qui s’accentue
Les partisans, elles les retrouveront lors du match d’ouverture local de leur saison, le 5 décembre prochain, alors qu'elles affronteront la nouvelle équipe d'expansion d’Hamilton. Au cours de la saison régulière, la LPHF présentera 180 matchs et chaque équipe en disputera 30.
Chaque formation participera également à quatre affrontements de la Grande tournée de la LPHF, dans des marchés neutres. Une initiative encore très importante pour le rayonnement de la ligue, selon Desbiens.
Je trouve que c’est vraiment une belle façon de faire grandir la ligue, de gagner des partisans, de toucher des marchés où l’on n’a pas la chance d’être sur une base régulière. Oui, on est rendu à douze équipes, mais il y a encore beaucoup de villes qui n’ont pas accès au hockey féminin.
Si, sur la glace, les joueuses sentent bien l’engouement grandissant des partisans, il en est de même pour les partenaires, les annonceurs et les diffuseurs, qui sont de plus en plus nombreux.
Kim St-Pierre, directrice des opérations commerciales de la Victoire de Montréal, constate l’intérêt pour la prochaine saison de la LPHF.
On a grandi en tant qu’équipe, en tant que marché à Montréal. Mais on veut que la ligue aussi continue de se développer. Il y a de grands partenaires qui rejoignent la ligue et la Victoire. La présence médiatique grandit, les demandes sont de plus en plus grandes et nos présences dans la communauté aussi. Comme aujourd’hui, avec la Fondation Le BUT, c’est quelque chose qui est super important pour notre équipe.
C’est plus de 338 900 $ qui ont été amassés samedi au profit de la Fondation Le BUT pour la 5e édition du 12H DEK CCM au Centre HBLL de Mirabel. Pour une première année, la Victoire de Montréal était associée à l'événement. Les représentantes de la Victoire ont affronté l'équipe hôte de l’activité avec un alignement complété par des joueuses d’élite de la région, les Mistral.
Pierre Gendron, président et fondateur de la fondation, souligne l’importance de l’événement et la présence de la Victoire cette année. Notre mission est simple : rendre le hockey accessible à tous, en fournissant un équipement complet et en couvrant les frais d’inscription. Avoir l'appui de la Victoire de Montréal cette année a été un atout majeur pour faire rayonner notre cause.
Depuis sa création, la fondation a soutenu plus de 725 familles en fournissant des équipements complets et en couvrant les frais d’inscription pour alléger le fardeau des parents.

Pierre Gendron, président et fondateur de la Fondation Le BUT, entouré des membres de la Victoire et de la directrice générale de la fondation, Geneviève Samson.
Photo : Patricia Ann Beaulieu
Ancienne gardienne de but de l'équipe nationale canadienne et triple médaillée d'or olympique, Kim St-Pierre sait que le marché de Montréal est particulier et désire s’inspirer des Glorieux.
Le Canadien de Montréal a su s’établir. C’est une si grande franchise; tout le monde connaît le Canadien. C’est un des buts cette année aussi, de faire découvrir la Victoire, amener de nouveaux amateurs à la Place Bell et de continuer à offrir une équipe gagnante.
La Victoire présentera une formation différente, mais plusieurs visages connus seront de retour. L'expansion aura affecté les alignements de toutes les équipes avec le repêchage, mais la défenseuse Kati Tabin y voit du positif.
Toutes les équipes sont dans la même situation, et je pense que Danielle (Sauvageau) a fait un excellent travail pour s’adapter et faire venir de très bonnes joueuses. Je suis donc vraiment enthousiaste à l’idée de retrouver ce groupe et prête à commencer, souligne la joueuse de 29 ans.
Gagner au hockey et en popularité
Sur place, l’entraîneuse-chef de la Victoire de Montréal, Kori Cheverie, qui sera aussi à la barre de l’équipe nationale avec Caroline Ouellette, s’est dite très heureuse d’accepter ce nouveau mandat avec son adjointe de Montréal.
Je ne me serais pas vue faire ça avec quelqu’un d’autre, a-t-elle expliqué. Elle voue un immense respect à Ouellette, qu’elle considère comme l’une des meilleures têtes de hockey qu’elle ait connues.
La finaliste au titre d'entraîneur-chef de l'année dans la LPHF pour la saison 2025-2026 reconnaît que la ligue a atteint de nouveaux sommets et que le rayonnement doit se poursuivre.
Je suis vraiment fière de ce que la ligue a accompli et du fait que nous ayons pu en faire partie. J’ai hâte de voir les douze équipes. J’ai hâte de voir les deux associations et de voir à quoi cela ressemblera. De faire connaître davantage notre sport dans différents milieux, partout en Amérique du Nord.
Avec la Victoire, Cheverie est prête à entreprendre la défense de leur titre dans la LPHF. Nous essayons toujours de gagner, donc ça ne change pas. Ce n’est pas parce que nous avons gagné cette année que notre plan de match changera pour l’année prochaine. Nous voulons gagner à nouveau. Nous nous préparons donc toujours dans cette optique, affirme une Cheverie convaincue.
Les objectifs sont donc clairs. Que ce soit les performances sur glace ou dans les gradins, on vise l’excellence chez la Victoire pour cette 4e saison.
Qu’on soit déjà à douze équipes à la quatrième année... Je ne crois pas qu’on avait pensé que l’évolution serait si rapide. Mais si on est rendu là, c’est parce que la demande est là. On le voit à la Place Bell, on est presque sold out et on veut être sold out à chaque match cette année, conclut Kim St-Pierre.