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La tech jette un grand coup de froid sur Wall Street

Alors qu'Alphabet et Tesla devraient être les premières des Magnificent Seven à publier leurs chiffres pour le deuxième trimestre 2026 durant les prochains jours, les valeurs technologiques ont accentué leurs pertes durant la semaine écoulée, avec un plongeon proche de 4 % pour l'indice Nasdaq 100 provoqué par les segments qui avaient été les plus spectaculairement haussiers depuis le début de l'année (comme les spécialistes du stockage, des mémoires ou la filière des semi-conducteurs).

Les investisseurs semblent avoir pris conscience que le niveau des valorisations avait atteint des niveaux extrêmes, comme le montre également le plongeon de 9 % encaissé par l'indice KOSPI (Corée du Sud) durant les cinq dernières séances. Et même les bons résultats annoncés par des groupes tels que TSMC (-8 %) ou ASML (-2 %) ont été sanctionnés, ce qui présage de moments difficiles si les chiffres des majors américaines viennent à décevoir.

Vague de pessimisme

Ce vendredi, le secteur technologique a également été plombé par diverses nouvelles qui ont renforcé la morosité, comme les mauvais chiffres de Netflix, ou l'échec d'un vol très important du Starship de SpaceX qui a fait retomber le cours du groupe spatial sous son cours d'introduction. Enfin, le lancement d'un nouveau modèle d'IA chinois (Moonshot) capable de rivaliser avec les modèles américains d'OpenAI et d'Anthropic ont relancé les craintes sur la rentabilisation des investissements pharaonesques de ces dernières années.

Les Bourses mondiales pénalisées par la déroute des semi-conducteurs

Les chiffres économiques ont été relativement rassurants pour l'économie américaine, avec une bonne tenue des ventes de détail, une hausse sensible de la confiance des consommateurs en juillet, et une inflation qui est retombée de 4,2 % en mai à 3,5 % en juin. Mais la relance des hostilités entre les Etats-Unis et l'Iran a fait regrimper le cours du Brent de 14 % vers 86 dollars. Et les commentaires des plusieurs dirigeants de la Réserve Fédérale ont confirmé que l'inflation allait rester au sommet de l'agenda du grand argentier, avec un risque plus important d'une hausse du taux directeur si l'inflation américaine vient à déraper à nouveau.

Anh Nguyen (gestionnaire de fonds chez la Banque Nagelmackers) souligne que si le message officiel aux Etats-Unis pointe vers une hausse des taux "pour des raisons de crédibilité vis-à-vis de la communauté financière", il doute qu'un resserrement se produise durant les prochains mois. "Et pour qu'un cycle de baisse des taux s'amorce aux Etats-Unis, la Fed devra toutefois attendre une confirmation d'un ralentissement de l'économie".

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"Dans ce contexte, nous sommes actuellement devenus plus neutre sur les marchés boursiers (avec une surpondération sur les marchés émergents), et sous-exposés sur les obligations avec des échéances éloignées en raison de la hausse attendue des taux longs". En contrepartie, Anh Nguyen affiche une préférence pour les actifs tangibles comme les métaux précieux ou le secteur immobilier.

Résistance européenne

Dans ce contexte, les places européennes ont assez bien résisté, avec même des progressions hebdomadaires sur certains marchés comme le CAC40 ou le BEL20. L'indice principal de la bourse de Bruxelles a été soutenu par des hausses hebdomadaires pour 15 de ses 20 composantes, avec notamment la bonne résistance d'AB Inbev (+ 2 %).

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