La Sud-Africaine Stacey-Lee May, surdouée des pneus qui fument
Sport.
Le “spinning” est un sport national en Afrique du Sud. Parmi les rares femmes accros à la discipline figure Stacey-Lee May, 30 ans. Au “Mail & Guardian”, elle raconte pourquoi et comment son sport devrait conquérir le monde.
Pour Stacey-Lee May, le spinning, ce n’est pas simplement des pneus qui crissent, des moteurs qui rugissent et des voitures qui dérapent de manière spectaculaire. C’est une langue qu’elle a appris à parler dès son plus jeune âge [elle est née en 1996], bien avant de comprendre ce que cela impliquait de faire partie d’une culture désormais typique de l’Afrique du Sud.
Pilote de spinning et cascadeuse automobile originaire d’Eldorado Park [un quartier de Soweto, dans la banlieue de Johannesburg], la jeune femme se décrit comme une personne calme et réservée. Mais derrière le volant, elle révèle une tout autre facette de sa personnalité. Ce contraste traduit bien une caractéristique essentielle du spinning : cette discipline, d’apparence très anarchique, est en réalité une affaire de contrôle, de précision et de fine connaissance du véhicule.
Une affaire de famille
Les premiers contacts de Stacey-Lee May avec le spinning remontent à son enfance. Chaque week-end de Pâques, entre 5 et 10 ans, ses parents l’emmenaient assister aux épreuves de spinning et de drift qui se déroulaient sur la piste de Monster Mob, à Kimberley [dans le centre du pays]. À l’époque, le spinning était illégal, mais ce rassemblement annuel lui a donné un aperçu d’un univers qui allait finir par devenir un élém
Article abonné
Pour lire la suite de cet article, abonnez-vous
Abonnez-vous et accédez à :
tous nos articles, l’hebdo numérique, l’application, le Réveil Courrier et nos newsletters
Dès 1 €/mois
Sans engagement • Résiliable en ligne
Sur le même sujet
Source de l’article
Mail & Guardian (Johannesburg)
Fondé en 1985, sous le nom de Weekly Mail, le titre a été banni trois ans plus tard par le régime de l’apartheid en raison de ses critiques contre les autorités. Il a été remis à flot en 1993 par le journal britannique The Guardian. En 2024, le fonds d’investissement new-yorkais Media Development Investment Fund (MDIF), actionnaire majoritaire depuis 2017, a revendu sa participation au directeur général du Mail & Guardian et à son prédécesseur, qui était actionnaire minoritaire. Résolument à gauche, l’hebdomadaire milite pour une Afrique du Sud plus tolérante. Réputé pour ses analyses, ses reportages et ses enquêtes, il est l’un des meilleurs titres du continent africain.
Lire la suite
Nos services