La réhabilitation de l'ancienne gare de Maransart revient à l'ordre du jour
Une nouvelle initiative vient d'être prise en vue de réhabiliter l'ancienne gare de Maransart, qui est abandonnée depuis des années. Pour rappel, celle-ci se situe tout près de l'ancienne abbaye d'Aywiers (au 201, route de l'État). Elle faisait autrefois partie de la ligne de tram reliant Braine-l'Alleud à Wavre en passant par le monument Gordon à Waterloo, Plancenoit, Maransart, Couture, Lasne, Renipont, Bourgeois, Rixensart et Bierges. Elle s'appelait la ligne "W" jusqu'à 1964, date de sa fermeture.
Sur la commune de Lasne, il ne reste plus que deux témoins de cette histoire: la gare à Maransart et celle de Lasne-centre. À Maransart, le petit bâtiment fait environ 25 mètres de long sur 10 mètres de large. Il a aussi servi à l'ancienne fabrique de soie artificielle qui fonctionna entre 1904 et 1930 et qui se trouvait dans le même quartier.
Entre 2018 et 2023, il fut question de réhabiliter cette halte et de la transformer en un centre artistique. Mais des problèmes de stabilité sont apparus au dernier moment et l'affaire a capoté. En 2024, la commune de Lasne décida de racheter le bâtiment ainsi que son terrain de 7 ares à la Région wallonne qui en était propriétaire. Ce, pour avoir les mains plus libres en vue d'une préservation. L'affaire fut conclue pour un prix de 266 100 euros, hors frais.
La piste qui est désormais suivie par la Commune pour ce patrimoine est la suivante. Un appel à projet va être lancé auprès d'investisseurs et/ou d'opérateurs. Ceux-ci assureraient la - lourde – rénovation du bâtiment qu'ils pourraient ensuite exploiter. Pour ce faire, ils bénéficieraient d'un bail emphytéotique de longue durée (de minimum 60 ans et de maximum 99 ans) ainsi que d'un loyer symbolique (1 euro par an).
Pour les futurs exploitants, un tel bail permettrait d'amortir plus facilement leur investissement. Pour la Commune, il éviterait de devoir mobiliser un budget, tout en ayant la garantie de récupérer le patrimoine à la fin du contrat.
Pour l'heure, seul le principe d'agir via un bail emphytéotique a été retenu. La mesure a été adoptée à l'unanimité des groupes politiques, à savoir la majorité MR et la minorité Écolo +, lors d'un conseil communal tenu le 25 août. La durée précise de l'emphytéose sera en réalité fixée "en fonction des caractéristiques et de l'économie du projet retenu". L'appel aux investisseurs et opérateurs sera lancé plus tard. Pour l'heure, le collège travaille à en déterminer les modalités au sein d'un cahier des charges. "L'objectif est de recevoir les projets au printemps prochain", a annoncé l'échevin des Travaux Pierre Mévisse (MR) lors de cette séance du conseil. Une décision pourrait alors intervenir à l'été 2027. Selon le mandataire, un des critères d'attribution au futur opérateur sera la préservation du bien "dans son cachet et son intégrité".
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