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"La peur c’est comme un muscle, ça se travaille" : la Nîmoise Aurélie Delmas partage sa passion pour la randonnée sur les réseaux sociaux

À 36 ans, cette Nîmoise partage sa passion pour la randonnée sur les réseaux sociaux. En seulement un an et demi, Aurélie Delmas partage ses conseils et ses aventures à plus de 44 000 followers rien que sur Instagram. Chaque semaine, l’influenceuse nommée, Loreeduvoyage sur les réseaux sociaux, part sur un autre sentier, pour voyager à pied et seule.

Se suffire à soi-même. Beaucoup en sont incapables. Ce constat désole Aurélie Delmas, aussi connue sous le pseudonyme Loreeduvoyage sur les réseaux sociaux. Partir sur un coup de tête dès que l’envie lui vient, sans aucun divertissement ni distraction, uniquement avec ses chaussures et son sac à dos : c’est son quotidien. "Je ne suis pas solitaire. J’ai juste pris goût à partir seule", révèle-t-elle. Chaque semaine, elle s’évade quelques heures ou quelques jours sur les sentiers en France et à l’étranger.

Elle partage son univers outdoor avec sa communauté sur Instagram, Facebook et TikTok. À 36 ans, partir avec le strict nécessaire (deux t-shirts et deux shorts) ne lui fait plus peur. Pour elle, c’est une manière simple de voyager, de se reconnecter et de faire de nombreuses rencontres.

Le voyage dans les veines

Au compteur, la Nîmoise totalise déjà 33 voyages à l’étranger. Découvrir de nouveaux paysages fait partie de son ADN. Pourtant, sa passion pour le voyage à pied est bien plus récente. "J’ai commencé la randonnée grâce à un ami il y a quatre ans. J’avais une envie de bouger, de prendre l’air après le Covid. Je pense que l’on s’est tous pris une claque à ce moment-là." Peu à peu, les après-midi à regarder des séries sur le canapé disparaissent, remplacés par quelques kilomètres à pied.

Les balades de quelques heures deviennent des bivouacs, jusqu’à transformer complètement sa manière de voyager. "C’est simple comme mode de vie ! J’emmène le strict minimum, de quoi me changer et me couvrir. Une douce vie de liberté." Et cette liberté, elle la retrouve aussi au sein de son travail de créatrice de contenu. "Le travail a toujours été un point noir chez moi. Pendant longtemps j’ai enchaîné les boulots, entrecoupés par mes voyages, sans vraiment trouver quelque chose qui me correspondait vraiment."

Une liberté recherchée au quotidien

Après une année 2025 difficile à se chercher, Aurélie franchit le cap en devenant créatrice de contenu pour les entreprises, et débute les montages. Dans le même temps, elle développe son compte personnel, dans lequel elle partage ses conseils et ses aventures, les bons comme les mauvais côtés. Elle ne se cache pas : gérer les outils est un vrai défi. "Ça a été du boulot. J’ai eu mon premier partenariat avec la SNCF. Maintenant, on me paie pour aller randonner. Que puis-je espérer de mieux ?"

Elle montre qu’il est possible de partir seule sans une préparation de sportif de haut niveau. "Je ne recherche pas la performance, je respecte mon corps. L’objectif n’est pas de me faire mal et de ne plus être capable de rien ensuite." Pour elle, la randonnée n’est pas une compétition, mais plutôt un moyen de s’évader.

Partager une activité accessible à faire seule

À travers ses vidéos, Aurélie souhaite surtout rassurer et montrer qu’une randonnée de quelques kilomètres est accessible à tous tant que l’on prend le temps de le faire. Il faut juste sauter le pas. L’influenceuse le sait, partir seule n’est pas facile. "En quatre ans que je randonne, la seule randonnée que je n’ai pas réussi à finir est l’ermitage de Collias", confie Aurélie en haussant les épaules. Cette dernière raconte : "J’ai commencé à marcher, à m’enfoncer un peu plus dans la Camargue et je me suis sentie vraiment seule. J’ai eu peur d’une mauvaise rencontre."

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Toutefois, lors de ses nombreux parcours, la trentenaire ne s’est jamais retrouvée seule. "On croise souvent du monde, on se retrouve tous dans les refuges. Parfois, je me retrouve à dormir juste à côté de quelqu’un que je ne connaissais pas quelques heures avant. Ce sont ces rencontres qui m’animent."

Apprivoiser ses peurs

S’écouter avant tout. "J’ai le vertige. Mais la peur c’est comme un muscle. Ça se travaille. Il faut apprendre à l’apprivoiser, relativise-t-elle, le sourire aux lèvres. Il n’y a qu’1 % de chance que ce qui se passe dans ma tête arrive." Elle confie pourtant avoir eu davantage peur sur le GR54® qu’elle vient tout juste de terminer, que lors du GR20®. "Sur le GR54®, à certains moments, je me suis dit : si tu te rates, tu meurs", confie-t-elle, l’air plus sérieux. Cette peur qui arrive en une fraction de seconde, elle tente de la chasser aussitôt.

Équipée d’habits de rechange, d’une trousse de secours, d’une couverture de survie, de gants, d’un bonnet et de son mascara, Aurélie continue de communiquer cette passion sur les réseaux sociaux, prête à partager sa prochaine excursion dans les Dolomites en Italie à ses 44 000 followers, acquis depuis la création de son compte en février 2025.