La pénurie de mémoire fait grimper le prix des appareils photo, Fujifilm ouvre le bal - ZDNET
Après les PC, les smartphones et les consoles de jeux, la pénurie de composants liée à l’explosion de la demande en intelligence artificielle commence à toucher un autre marché : celui des appareils photo.
Fujifilm va augmenter le prix de plusieurs appareils
La facture s’annonce plus salée pour les amateurs de photographie. Fujifilm prévoit d’augmenter les tarifs d’au moins cinq appareils photo à partir du 1er septembre, selon les informations rapportées par Digital Trends.
Le très populaire X100 VI passerait ainsi à 1 999 euros, soit 200 euros de plus. Les X-E5, X-T50 et X-S20 verraient également leur prix grimper de 100 euros chacun.
Des hausses qui peuvent sembler limitées sur certains modèles, mais qui deviennent beaucoup plus importantes sur le haut de gamme.
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Jusqu’à 500 euros de plus pour le GFX100 II
Le record revient au GFX100 II. Le boîtier moyen format de Fujifilm devrait désormais être commercialisé 8 499 euros, contre 7 999 euros auparavant. Soit 500 euros supplémentaires.
À ce niveau de prix, la hausse est loin d’être anodine. Elle place également le GFX100 II 1 000 euros au-dessus du Hasselblad X2D II, son concurrent direct cité dans le rapport.
Fujifilm explique cette décision par l’envolée de ses coûts de production. La raison principale : la pénurie persistante de mémoire DRAM, conséquence notamment de la demande massive générée par les infrastructures d’intelligence artificielle.
Après les PC et les smartphones, l’IA fait grimper la facture des appareils photo...
Le problème dépasse toutefois largement la seule mémoire DRAM. Fujifilm évoque également des tensions sur la mémoire NAND, mais aussi sur les coûts d’approvisionnement et de fabrication de composants indispensables aux appareils photo, notamment les capteurs et les processeurs d’image.
L’IA exerce en effet une pression croissante sur l’industrie des semi-conducteurs. Les centres de données et les serveurs dédiés à l’intelligence artificielle consomment d’importantes quantités de mémoire, ce qui contribue à tendre l’offre et à renchérir certains composants.
Pour l’instant, Fujifilm est le seul fabricant d’appareils photo à avoir officiellement annoncé une hausse liée à cette situation. Mais cela pourrait ne pas durer. Selon Digital Trends, Canon, Sony et Nikon pourraient à leur tour relever leurs tarifs si les tensions sur les composants persistent.
Après avoir touché les ordinateurs, les smartphones et les consoles, la crise de la mémoire pourrait donc désormais se traduire directement dans le prix des appareils photo. Et pour les photographes qui envisageaient de changer de boîtier, attendre pourrait coûter plus cher que prévu.
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