"La nudité ne fait de personne un suspect" : aperçue en train de se baigner nue dans une crique, la femme est raccompagnée chez elle par la police après une plainte
Le 24 août, une femme s'est baignée nue à Cap de Bol, près du Port de la Selva, en Catalogne, suscitant une plainte auprès de la police locale. Escortée chez elle, elle a refusé de donner son identité, avant de céder sous pression.
Ce samedi 29 août, la presse catalane s’est fait l’écho d’une affaire pour le moins étonnante qui a eu lieu le 24 août dernier. Selon les informations du Diari de Girona, une femme était partie se baigner dans une crique située à Cap de Bol, non loin du Port de la Selva, sur la Costa Brava (Catalogne, Espagne) en compagnie de sa fille de sept ans et de sa mère de 87 ans.
Sur place, elle aurait alors décidé de se baigner nue, ce qui, visiblement, n’était pas au goût de certains baigneurs puisque l’un d’entre eux s’est plaint auprès des forces de l’ordre. Les agents municipaux lui auraient alors indiqué que la pratique du nudisme était interdite et l’auraient raccompagné, avec les Mossos d’Esquadra (la police catalane), à son domicile situé à 200 mètres de la crique.
Elle appelle son fils policier
Une fois chez elle, les policiers lui auraient demandé s’ils pouvaient pénétrer dans son domicile, ce qu’elle aurait accepté, avant de lui réclamer son identité. Une requête que la femme a cette fois-ci refusée, allant jusqu’à appeler son propre fils qui est policier.
"Sous pression, contrainte et intimidée", elle aurait finalement remis ses papiers aux agents qui auraient refusé de quitter les lieux sans son identité, relatent nos confrères du Periodico.
Un acte "particulièrement grave"
Mais alors que la baigneuse a annoncé avoir déposé une plainte auprès du Médiateur catalan pour l’action policière, la Fédération des Naturistes-Nudistes de Catalogne (FNNC) s’est également emparé du sujet en annonçant qu'elle allait aussi en déposer une. Elle a dénoncé un "acte particulièrement grave".
La Fédération a demandé que "la nudité ne soit pas traitée comme un comportement criminel ou incivil en soi" et qu’elle ne "fait de personne un suspect".