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La Nivelloise Vanessa Blockmans disputera sa première Coupe du monde, "un petit miracle"

Vanessa Blockmans n'y va pas par quatre chemins: "Ma présence dans la sélection des Red Panthers pour cette Coupe du monde est un miracle."

Une rupture de ses ligaments croisés a effectivement bien failli tout compromettre. "Je me suis blessée il y a un peu plus d'un an. Je me suis fait opérer le 14 avril 2025 et ce n'est qu'en mars 2026 que j'ai pu rejouer un premier match. J'ai travaillé et fait tout ce qui était en mon pouvoir pour revenir dans les temps mais je ne m'attendais pas à être sélectionnée. L'expérience en sera encore plus belle."

Mais quelle satisfaction pour la joueuse du Watduckx qui ne cache pas que son parcours chez les Red Panthers "n'a pas toujours été facile. Il y a eu des blessures et des allers-retours dans la sélection quand je n'étais pas assez fit. Les débuts furent chaotiques mais au final, j'ai fait les J.O., la Coupe d'Europe et maintenant une première Coupe du monde (NDLR: Il y a 4 ans, une déchirure de 7 cm à l'ischio lui a fait manquer une Coupe du monde)"

Et dire qu'elle a bien failli tout lâcher il y a quelque temps. "On terminait les JO, j'ai eu un gros down, j'étais fatiguée mentalement et physiquement, cassée, et je ne savais pas si j'allais continuer ou pas. Je me suis alors blessée aux ligaments et mon corps a décidé pour moi. Pendant ma rééducation, le hockey ne me manquait pas, sauf pendant les tournois. Au final, je me suis rendu compte que ce n'était pas le hockey qui me manquait mais mon équipe, le fait d'être avec des gens que j'aime et avec qui j'ai envie de passer du temps. C'est quand même unique de faire ce que l'on aime avec les personnes que l'on aime et vivre de son hobby."

C'est une "nouvelle" Vanessa Blockmans qui a repris son stick après sa blessure."Ce genre de blessure, c'est repartir de zéro, réapprendre à marcher. Au final, cette longue pause m'aura fait plus de bien qu'autre chose et je suis encore plus contente d'être là qu'avant. Maintenant, je ne suis pas encore fit, je n'ai pas encore retrouvé mon niveau, ce qui explique que je ne savais pas à quoi m'attendre au niveau de la sélection pour la Coupe du monde. Je suis revenue en mars, un nouveau coach est arrivé, il m'a réintégrée au groupe et m'a donné la possibilité de me montrer."

La voilà donc parmi les vingt Red Panthers appelées à disputer la Coupe du monde"mais je pense que je serai plus dans un rôle de réserve. Mon objectif est plutôt la Coupe d'Europe ou les Jeux dans deux ans, mais déjà me retrouver dans le groupe pour la Coupe du monde me fait un bien fou et c'est une plus-value de dingue. Je pendrai ce que je pourrai prendre, et ne voir que le positif de ce qui va se passer."

"On vise l'or"

Le tout dans une équipe ambitieuse qui disputera le tournoi à domicile, "ce qui donne un petit goût en plus", et qui aura pour objectif, "toujours le même, arriver jusqu'en finale et essayer de gagner l'or. L'équipe a bien grandi ces derniers mois que pour espérer en arriver là. Dans un tournoi, tout peut arriver et on doit avancer match par match et grandir au fil des rencontres."

Dans une poule relevée, Vanessa s'attend à "trois matches complètement différents. On commence par la Nouvelle-Zélande que nous n'avons plus jouée depuis 2022, qui est très forte physiquement et qui va attaquer, puis on aura l'Espagne qui est très rapide et technique avant l'Irlande qui est moins forte techniquement mais qui va rentrer dedans avec un gros mental. Avec une poule comme celle-là, on sera dans le vif du sujet."

Une expérience enrichissante de trois ans en Hollande

Quand Vanessa Blockmans a souhaité se lancer dans le hockey, elle n'a que 6 ans et sa décision de rejoindre le Pingouin Nivelles était alors évidente. "J'ai grandi à Villers-la-Ville et mes parents jouaient au Pingouin. Comme il n'y avait pas de club à Villers, la logique était de se diriger vers le Pingouin, pour moi et pour mon frère Jonathan qui joue aussi."

Elle doit avoir dix ou onze ans quand elle prend la direction du Watducks. "J'avais un petit quelque chose en plus que le Pingouin ne savait pas m'apporter, d'où le choix du Watducks qui était alors le choix parfait."

Elle va y faire toutes ses classes jusqu'à ses 18 ans, moment choisi pour passer un cap dans son parcours. "Darren Cheesman qui était mon coach au Watducks partait au Laren, aux Pays-Bas. Il m'a dit que rejoindre la Hollande était pour moi une opportunité en or et l'occasion de me faire connaître."

Il n'en fallait pas plus pour la convaincre. Elle fait ses bagages et jouera les trois saisons suivantes en Hollande, au contact des meilleures joueuses au monde. "Quand on voit le niveau, jouer en Hollande était l'un de mes rêves. La qualité des entraînements, l'importance des détails, l'intensité, et le fait de s'entraîner et de jouer avec les meilleurs ne peut que vous faire progresser et ce fut le cas pour moi. Jouer en Hollande m'aura en tout cas beaucoup aidée dans mon développement. C'est durant ma période hollandaise que je vais intégrer le groupe des Red Panthers."

En 2023, elle est de retour en Belgique, au Watducks. "C'était une année olympique et je voulais être à la maison. Les trajets vers Utrecht en voiture, c'était plus de 70 000 km par an et cela devenait beaucoup pour le corps et le mental. À la maison, j'étais plus proche du lieu des entraînements qui allaient augmenter en intensité, mon copain qui est hollandais est venu habiter à la maison et la vie a fait que je suis restée en Belgique. Mais mon objectif dans le futur est de retourner en Hollande."

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