La Métropole Aix-Marseille Provence veut mettre fin à la gratuité dans les transports au profit d'une tarification sociale

Un bus de la RTM. - BFM Marseille
La Métropole Aix-Marseille Provence proposera la fin de la gratuité des transports métropolitains dans son vote du 15 octobre. Les retraités et les habitants du bassin d'Aubagne sont les principaux concernés.
La Métropole d'Aix-Marseille Provence souhaite abandonner la gratuité dans les transports, annonce son président Nicolas Isnard, ce jeudi 24 septembre. À la place, les usagers paieront une tarification sociale.
"Passer de la gratuité à la tarification sociale, c'était une ambition partagée par une immense majorité des élus qui composent la Métropole", assure Nicolas Isnard. Selon lui, cette mesure est "plus juste, plus responsable", répète-t-il.
"Il faut que chacun contribue à payer les transports publics qui nous coûtent cher, mais surtout que chacun contribue en fonction de ses moyens."
Fin de 15 ans de gratuité à Aubagne
La mesure concerne surtout les enfants de moins de 11 ans et les retraités de plus de 65 ans dans toute la Métropole. "Aujourd'hui, on a des retraités aisés qui ne paient pas les transports et des salariés qui gagnent le Smic et vivent dans la difficulté qui paient plein pot. Tout cela n'est plus possible, nous allons rétablir un équilibre entre tout ça", tance Nicolas Isnard.

C'est à Aubagne que cette décision aura le plus de conséquences. Depuis 2009, les transports du bassin d'Aubagne étaient gratuits, pour tous.
Pour l'instant, cette décision n'est pas effective. Il faut qu'elle soit validée lors du prochain conseil métropolitain, le 15 octobre. Le président souhaite proposer un "budget à l'équilibre".
"Pas de révolution tarifaire"
Avec cette mesure, il pense récupérer "3 ou 4 ou 5 millions d'euros sur les trois mois qu'il reste en 2026" sur les 50 qu'ils manquent actuellement à la Métropole. "Mais ça nous lance pour les années à venir", assure-t-il.
Côté usagers, Nicolas Isnard indique que les nouveaux tarifs ne sont pas connus. Il y aura une "participation, même modeste" pour chacun des usagers. Il promet cependant qu'il n'y "aura pas de révolution tarifaire" dans les factures des usagers.
Sujets liés :