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Elia Marthe: une jeune talentueuse au service de la victoire suisse à Montréal

Publié24. septembre 2026, 20:25

CyclismeLa Fribourgeoise Elia Marthe est à bonne école au Québec

La Suissesse de 18 ans va jouer sa carte d'équipière de la «star» Anja Grossmann, lors des Mondiaux de Montréal. Un rôle qui lui sera utile pour sa carrière pro.

Robin Carrel

Sourire complice sur la ligne de départ: Elia Marthe et Anja Grossmann, deux Suissesses, une hiérarchie claire. La cadette vise l'or, l'aînée veille.

Sourire complice sur la ligne de départ: Elia Marthe et Anja Grossmann, deux Suissesses, une hiérarchie claire. La cadette vise l'or, l'aînée veille.IMAGO/SW Pix

La jeune coureuse du Team Buffaz Gestion de Patrimoine en France est en train de découvrir le très haut niveau avec lucidité. La Suissesse a terminé 38e du contre-la-montre des juniors mardi, une spécialité qu'elle apprécie, mais dont le tracé québécois n'était pas fait pour ses qualités. «Et puis la dernière ligne droite, c’était une montée vraiment longue et difficile. Aujourd’hui, je n’avais pas trop les jambes.» Pourtant, cette nouvelle expérience avec Swiss Cycling lui permet déjà de se projeter vers la course en ligne de vendredi et aussi sur sa carrière chez les «grandes», ensuite.

Son rôle devrait être clair lors de l'épreuve sur route de la fin de semaine: épauler Anja Grossmann, de quatre mois sa cadette, qui est la carte suisse désignée pour la victoire et parmi les grandes favorites. «Je vais essayer de l’aider au mieux pour qu’elle puisse gagner, parce qu’elle a toutes les chances de pouvoir le faire, a expliqué Elia Marthe, sans renoncer totalement à ses propres ambitions. Moi, je vais aussi essayer de faire de mon mieux.» La hiérarchie est assumée en équipe de Suisse. Mais avec seulement deux coureuses, bonne chance pour contrôler l'épreuve…

Elia Marthe, casque Swiss Cycling vissé sur la tête, concentrée avant le départ. À 18 ans, la Fribourgeoise dispute ses premiers Mondiaux à Montréal.

Elia Marthe, casque Swiss Cycling vissé sur la tête, concentrée avant le départ. À 18 ans, la Fribourgeoise dispute ses premiers Mondiaux à Montréal.IMAGO/frontalvision.com

La cycliste sarinoise n’a pas vraiment de chance d’appartenir à la même génération qu’Anja Grossmann. Avoir dans son équipe nationale une coureuse capable de viser la gagne à chaque départ qu'elle prend et sur n'importe quel deux-roues limite forcément les occasions de prendre le rôle de leader avec le maillot à la croix blanche. Elle en a désormais l'habitude, à force de finir les Championnats de Suisse dans son sillage. Mais la jeune Suissesse accepte cette réalité avec maturité: «Bien sûr, on aimerait toutes être leadeuses, mais si je peux aider Anja à donner le meilleur d’elle-même, je serai là pour elle.»

Cette mission d’équipière peut aussi devenir une excellente école pour la suite de sa carrière. Après avoir découvert les courses françaises cette saison, la Fribourgeoise estime y avoir «beaucoup progressé dans la tactique d’équipe et le placement». Apprendre à protéger une leader, gérer ses efforts, remonter des bidons et garder des forces pour les moments clés, c'est ça aussi le métier. Autant d’enseignements qui pourront lui servir le jour où elle jouera peut-être, elle aussi, les premiers rôles. Mais dans le vélo moderne, les meilleurs «domestiques» sont presque autant recherchés. Et leur travail valorisé…

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Robin Carrel

Robin Carrel (rca) est journaliste spécialisé en sport à 20 Minutes depuis 2011. Ses sports de prédilection sont le football et le cyclisme, mais il privilégie surtout le terrain de la découverte.

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