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La fréquentation des piscines de Charleroi et alentours explose cet été, l'effet canicule se fait sentir

Si les piscines ont fait polémique récemment en raison de la nouvelle taxe introduite par Charleroi sur les bassins "en dur" qui ne se démontent pas, on s'y penche cette fois pour un côté un peu plus positif : car dans la région, les chiffres de fréquentation des piscines publiques sont excellents, prouvant une fois de plus le service rendu par les communes à leurs habitants (pour le sport ou la détente) et aux écoliers (pour apprendre à nager).

Les chiffres de Farciennes, Fleurus et Courcelles

Siréna, à Farciennes en collaboration avec Châtelet, a fait de beaux progrès depuis son ouverture : + 11 % en un an, soit près de 146 000 entrées contre 130 000 l'année d'avant. Le public, qui était principalement du coin, vient maintenant de plus loin pour se baigner, notamment d'Aiseau-Presles qui avait pourtant renoncé à l'époque à participer à l'intercommunalisation de la piscine. Le partenaire privé désigné pour la gestion, Equalia, fait des animations ludiques et des événements spéciaux (tels que des structures gonflables) tout l'été, pour rafraîchir petits et grands. Reste une question fondamentale : à ce stade, le projet Siréna est-il (déjà) rentable ? Prudent, le chef cab du député-bourgmestre de Farciennes rétorque, logiquement dans la plupart des cas, qu'"une piscine n'est jamais rentable, sans quoi elle intéresserait bien plus le privé". Mais Julien Fanuel tempère cependant : "Il n'y a, à ce stade, aucun coût supplémentaire au-delà de l'accord passé avec notre partenaire privé dans le cadre du marché public qui a été conclu."

Centre aquatique Siréna (Farciennes)
Pour sa deuxième année de fonctionnement, Siréna a accueilli 145 750 usagers. ©D.R.

À Fleurus, non loin de là, les deux bassins (un d'apprentissage avec toboggan) gérés par la Régie Communale font entre 225 000 et 230 000 entrées par an, en augmentation de + 10 % par rapport à 2024. C'est évidemment "en juillet, août et septembre que la fréquentation est la plus importante", indique-t-on à CREO, avec 65 % de l'occupation qui est prise par des écoliers (maternelle – primaire – secondaire). On ne remarque cependant pas spécialement davantage de monde durant les périodes de canicule. La piscine de Fleurus attire 35 % de son public "hors entité".

Cette fréquentation estivale boostée ne se retrouve pas à Courcelles, depuis peu équipée de "Hissého", où la fréquentation chute de moitié dès les vacances scolaires d'été, avec l'absence des classes. Là-bas, on est à 70 000 entrées par an environ. Par rapport à 2025, le nombre d'entrées au premier semestre 2026 est stable, en très légère progression. Par contre, l'effet "canicule" sur la population est bien présent : que ça soit celle de mi-juin ou celle fin juillet/début août, on double quasiment les fréquentations… notamment en soirée après les horaires de boulot.

Et à Charleroi ?

Viennent maintenant les "gros poissons" de la Régie Communale Autonome de Charleroi : l'Hélios et le centre aquatique de Marcinelle. Charleroi-les-bains, qui commence à peine sa saison, a déjà fait fort : 4 400 personnes en mai, contre 75 l'an dernier. 8 800 en juin, contre 6 700 l'an dernier. 14 600 en juillet contre 10 500 l'an dernier. En tout, au 1er août 2026, le centre avait déjà accueilli + 61 % de personnes par rapport à 2025, un bond en avant qui montre l'attrait de l'eau pour les Carolos en période de canicule.

 En bord de Sambre, la piscine communale de Marchienne-au-Pont va se redéployer à proximité du château de Cartier.
En bord de Sambre, la piscine communale de Marchienne-au-Pont va se redéployer à proximité du château de Cartier. ©Ville de charleroi/asymetrie

L'Hélios, lui, accueille un peu moins de 300 000 personnes chaque année, avec environ 40 % d'écoliers, 30 % de clubs et 30 % de "grand public". L'Hélios est la seule piscine de la région à baisser de fréquentation (-2 %) qui s'explique par les trois semaines de fermeture pour vidanger le bassin. À part ce soubresaut, la courbe de fréquentation est en nette progression : il y a 10 ans, la piscine accueillait 250 000 personnes, soit quasi 20 % d'augmentation d'occupation. Au niveau de la canicule, ici aussi elle joue un rôle puisque 680 personnes s'étaient présentées lors du plan "fortes chaleurs" de 2026, alors que cette année ils sont 4 500. Quasiment + 600 % d'un an à l'autre !

On note qu'à Charleroi, la piscine du stade Yernaux est toujours en rénovation (qui va d'ailleurs coûter deux fois plus cher que prévu) et devrait rouvrir début 2027. La piscine de Marchienne-au-Pont, presque totalement reconstruite, devrait, elle, ouvrir au cours de l'année 2027 avec du retard sur le planning initial.

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