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La FIFA communique sur le nouveau projet fou d'Infantino

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Face au tollé provoqué par le projet de Gianni Infantino de créer une nouvelle structure commerciale et d’ouvrir son capital à des investisseurs privés, la FIFA a enfin réagi.

Mais son long communiqué, censé rassurer, soulève en réalité encore plus de doutes. Présenté comme une modernisation de la gouvernance financière, le projet a été perçu par l’UEFA comme une rupture historique. L’instance européenne a dénoncé une initiative qui ferait franchir au football « une ligne que les institutions dirigeantes ne devraient jamais franchir », rappelant que « l’âme et la gouvernance du football ne sont pas des actifs à vendre ».

Une rupture historique

Dans ce climat explosif, la FIFA a mis en avant son ambition de porter le financement du développement du football à plus de 10 milliards de dollars, avec des promesses de 20 M$ par fédération membre dès 2027. Elle insiste sur le fait que la nouvelle filiale, baptisée FIFA Forward Enterprise, resterait « détenue et contrôlée par la FIFA », et que les investisseurs n’auraient qu’un rôle minoritaire sans pouvoir opérationnel.

La FIFA calme le jeu

Pourtant, la lecture attentive du texte confirme que la FIFA prévoit bien de lever jusqu’à 4,2 milliards de dollars grâce à des participations extérieures. Les garanties répétées sur le maintien du contrôle exclusif de l’instance ressemblent davantage à une opération de communication qu’à une véritable réponse aux critiques. Les accusations de conflits d’intérêts, liées notamment à des investisseurs proches de Donald Trump, ne sont jamais abordées.

Pour ses opposants, ce communiqué n’est qu’un écran de fumée, construit autour de promesses financières et de slogans sur la « démocratisation du football mondial », mais qui évite soigneusement les questions les plus sensibles. L’affaire devient l’une des crises les plus sérieuses du mandat d’Infantino, mettant en jeu sa légitimité et accentuant la fracture avec l’UEFA.