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La Côte d'Ivoire maintient le prix du cacao à 1 200 francs CFA pour la nouvelle campagne

Le ministre ivoirien de l'Agriculture Bruno Nabagné Koné a annoncé, mardi 1er septembre 2026, à l'ouverture de la 10e édition des Journées nationales du cacao et du chocolat, que le prix minimum bord champ du kilogramme de cacao reste inchangé : il est fixé à 1 200 francs CFA pour la nouvelle campagne, comme pour celle qui vient de s'achever. Cette décision intervient pourtant au moment où les cours mondiaux du cacao amorcent un net rebond.

Publié le : 01/09/2026 - 18:59Modifié le : 02/09/2026 - 02:01

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Avec notre correspondant à Abidjan, Abdoul Aziz Diallo

Le prix fixé par la Côte d'Ivoire est bien loin du niveau record de 2 800 francs CFA atteint l'année dernière, avant de retomber à 1 200 francs CFA (soit 1,82 euro) sous l'effet de la baisse des cours mondiaux du cacao.

« La campagne 2026-2027 continuera de subir encore un peu les soubresauts et les effets résiduels des difficultés de la précédente campagne », explique le ministre ivoirien de l'Agriculture, Bruno Nabagné Koné, au moment d'annoncer le maintien du prix bord champ du kilogramme de cacao à 1 200 francs CFA pour la grande campagne de commercialisation. « Notre responsabilité, c'est de fixer un prix qui soit financièrement et budgétairement soutenable », poursuit le ministre.

Cette nouvelle campagne s'ouvre pourtant dans un contexte de net redressement des cours mondiaux du cacao, après plusieurs mois de forte volatilité sur les marchés internationaux.

« Ce prix ne nous arrange pas »

À la sortie de la salle, l’amertume était palpable chez de nombreux planteurs. Parmi eux, Franck Tandji, venu de N’Douci, à une centaine de kilomètres d’Abidjan. Ce paysan espérait un prix plus élevé, à la hauteur des charges qui pèsent sur les producteurs. « Aujourd'hui, je m’attendais à 1 500. Là ça pouvait nous aider. Il y a les travailleurs qu’on paie, les engrais, il y a les produits phytosanitaires qu’on paie, tout ça est coûteux. C’est ce qui fait qu’on n'est pas content », déplore-t-il.

« Ce prix ne nous arrange pas. Nous, les planteurs, on souffre en brousse. Tout est cher au marché et il faut aussi inscrire les enfants à l'école. Comment on va faire ? », s'interroge aussi Pascal Brou, un planteur venu de Sikensi, à plus de 80 kilomètres de la capitale ivoirienne.

L'autre nouveauté de cette campagne : la carte du producteur devient obligatoire. L'objectif est de mieux identifier les planteurs, d'assurer la traçabilité du cacao et de sécuriser les transactions.

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