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La chronique de Christophe Franken : non, la Pro League n'est pas déjà finie mais…

Il n'y a pas que Tadej Pogacar qui est tombé ce week-end, le Club Bruges aussi. Le retentissement médiatique mondial n'est pas le même, l'idée bien : ni le champion slovène, ni le champion de Belgique en titre ne sont invincibles. Mais même après leur couac, ils ne risquent pas de devenir de grands défenseurs du suspense à l'avenir.

Dimanche à Gand, les Brugeois ont tellement voulu montrer qu'ils étaient forts qu'ils ont fini par être battus par des Buffalos plus travailleurs. Plus humbles, tout simplement. Ce sera le grand combat d'Ivan Leko cette saison quand ses hommes n'entendront pas l'hymne de la Champions League avant le coup d'envoi.

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Comment motiver une équipe surdimensionnée pour la Pro League ? C'est justement la Pro League qui va aider le coach croate. La nouvelle formule obligera le Club à ne pas trop papillonner en chemin. Il n'y aura plus les playoffs pour corriger les errances du passé. Leko va souvent le répéter, peut-être tous les jours jusqu'à vendredi et le déplacement à Lommel qui arrivera quatre jours avant le début de la Champions League, contre Aston Villa au Jan Breydel.

Pogacar et Bruges ont rappelé que l'incertitude existe encore mais il faut quand même de l'magination.

À Gand, Bruges a encaissé sa première défaite de la saison. Et même ses premiers buts. Mais tout le football belge aura quand même pu voir la différence. Même en marchant, les Blauw en Zwart font peur à une équipe qui joue aussi l'Europe. Et qui avait aussi enchaîné trois victoires lors des trois premières journées.

Quand Forbs a bêtement été exclu à 1-1 et à vingt minutes du terme, personne au Club n'a eu l'idée de protéger le résultat. À l'œil nu, on aurait juré que c'est Gand qui jouait en infériorité numérique. Les certitudes brugeoises ont pris la forme de l'arrogance mais ça risque de n'être qu'un fâcheux épisode dans une saison où la différence entre l'équipe la plus riche et les autres semble encore plus grande.

L'Union est dans une phase de reconstruction, même si les Bruxellois ont l'art d'en limiter les effets, Anderlecht revient mais de fort loin, Genk a de la qualité mais pas partout. Et les autres paraissent encore plus éloignés du Graal, malgré la belle forme des Wallons. Qui peut empêcher Bruges d'être encore champion ? On n'est pas encore en septembre et on se pose déjà la question, même après une défaite du Club…

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Va-t-on jouer pour la deuxième place comme quand Pogacar prend le départ d'une course ? Ce week-end a rappelé que l'incertitude du sport pouvait encore exister, mais il faut quand même avoir beaucoup d'imagination pour oser miser sur un autre cheval en Pro League.

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