La canicule prive plusieurs riverains d'électricité pour le déjeuner dans une commune audoise, deux jours d'investigations ont été nécessaires pour trouver l'origine de la panne
l'essentiel Mardi 28 juillet 2026, une coupure de courant a touché 23 foyers de la rue des Sablières et de l'avenue du Razès, à Bram dans l'Aude. Enedis a rapidement rétabli l'électricité pour 20 d'entre eux, tandis que les trois derniers ont dû attendre trois heures. L'origine de la panne, due à la canicule, a été localisée le lendemain grâce à un matériel de détection spécifique. Deux jours de recherches et de travaux ont été nécessaires pour réparer le réseau.
Mardi 28 juillet 2026, à l’heure du déjeuner, une coupure de courant a privé d’électricité plusieurs habitations de la rue des Sablières et de l’avenue du Razès, dans la commmune audoise de Bram.
De bonnes conditions météo a priori
Pourtant, rien ne laissait présager un tel incident : le ciel était dégagé, le vent quasiment absent et aucun chantier n’était en cours dans le secteur.
Alertée par plusieurs riverains, Enedis a immédiatement engagé une équipe d’intervention. À distance, aucune anomalie ne permettait d’expliquer cette coupure.
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La priorité a d’abord été de rétablir l’alimentation des abonnés. Sur les 23 foyers concernés, 20 ont pu être réalimentés en quelques minutes grâce au maillage du réseau, qui a permis de les basculer sur un autre transformateur.
Un câble pour trois foyers
Les trois derniers logements ont dû patienter le temps que les techniciens installent un câble provisoire au sol, une intervention réalisée en près de trois heures.
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Une fois l’urgence traitée, restait à trouver l’origine de la panne. Les recherches se sont poursuivies jusqu’à la tombée de la nuit avant d’être interrompues.
Dans ce quartier, comme dans une grande partie de la commune, le réseau électrique est entièrement enfoui. Contrairement à une ligne aérienne, où une rupture est immédiatement visible, un câble souterrain ne révèle aucun indice.
Recours à un matériel spécifique
Il a donc fallu revenir le lendemain avec un matériel de détection spécifique capable de localiser précisément le défaut sous la chaussée.
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Mercredi 29 juillet, en début d’après-midi, les recherches ont finalement permis d’identifier deux anomalies : la première rue des Sablières, à une trentaine de mètres de la rue Caizergues en venant de l’avenue du Razès ; la seconde dans un espace enherbé situé à l’angle de l’avenue du Razès et de la rue des Écoles.
Surchauffe au sol
Après les autorisations administratives d’usage, des terrassiers sont intervenus pour ouvrir la chaussée sur une dizaine de mètres carrés et à plus de deux mètres de profondeur. Un chantier délicat, rendu encore plus complexe par les fortes chaleurs et la présence, à proximité immédiate, de plusieurs autres réseaux, notamment la fibre optique, l’eau potable et l’assainissement.
Pour les techniciens d’Enedis, cet incident trouve son origine dans les épisodes de canicule qui se succèdent. La chaleur accumulée par le bitume pénètre progressivement dans le sol, qui ne parvient plus à l’évacuer en raison de l’absence prolongée de pluie. Les boîtes de jonction et les raccordements entre les câbles subissent alors des contraintes thermiques importantes, jusqu’à fragiliser les équipements et provoquer le déclenchement des dispositifs de protection.
Les réparations de la chaussée se sont achevées hier en fin d’après-midi. La circulation a ensuite pu être rétablie dans la rue.