L'opposition dit "non" au couvre-feu d'Ouffet qu'elle qualifie d'inacceptable : elle préconise plutôt le dialogue avec les jeunes
Les riverains se plaignaient des nuisances provoquées par les jeunes gens. Ceux qui, le soir venus, se regroupaient en différents lieux de la commune d'Ouffet. Vendredi dernier, la bourgmestre ouffetoise Caroline Cassart prenait un arrêté interdisant tout rassemblement de plus de trois personnes en trois lieux de la commune et ce, jusque fin août. Sur le parking du cimetière d'Ouffet, à l'Agora et ses abords ainsi que sur le parking situé au carrefour de la rue de Hody et de la chaussée de Huy. La consommation d'alcool y est désormais aussi interdite jusqu'au 30 août. Une durée qui peut même être prolongée.
Sauf que cette mesure, l'opposition Ouffet Ensemble ne l'accepte pas. "Instaurer un couvre-feu, c'est un aveu d'échec de la majorité en termes de gestion des jeunes", note le conseiller communal François Grogna. Qui, s'il reconnaît que de telles nuisances ne sont certainement pas agréables, l'affirme : "On ne règle pas un conflit comme ça."
Une solution pas impossible à trouver
À peine avait-il découvert la mesure prise par la majorité ouffetoise que le conseiller de l'opposition allait à la rencontre de ces jeunes visiblement chahuteurs. "Je suis allé trouver une quarantaine de jeunes pour voir comme la situation en est arrivée là." Ces jeunes lui ont expliqué ne pas avoir été concertés. "Ils ne savent pas où aller, où se retrouver entre eux." Selon François Grogna, s'il y a eu un dialogue, c'est avec les quelques jeunes de la maison des jeunes de Warzée. Qui ne sont pas ceux qui se rassemblent chaque soir par beau temps. "Cette absence de dialogue est intolérable", assène le conseiller de l'opposition.
Ce qui ressort de sa rencontre avec ces jeunes gens ? Ils sont conscients qu'ils peuvent être bruyants, que cela peut incommoder les riverains mais "ils ne savent pas où aller. Ils aimeraient se rassembler mais ils n'ont pas d'endroit. Ils sont d'accord d'en discuter." Tiens, et relancer le partenariat avec l'ASBL La Teignouse ? "Il y a un an et demi, la Commune a mis un terme à ce partenariat. Les jeunes, pourtant, seraient demandeurs d'être encadrés par un éducateur. Ils seraient d'accord avec cette idée", soutient François Grogna.
Et maintenant ? Face à ce qu'il qualifie de "couvre-feu inacceptable", le conseiller ouffetois s'engage à retourner voir les jeunes, étudier avec eux leurs souhaits. "Une solution n'est pas impossible à trouver. Il faut mettre les acteurs autour de la table et pas uniquement ceux de la maison des jeunes de Warzée." Il est prêt à le faire, puis à remonter leurs suggestions auprès du collège communal.
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