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Paula Findlay participera aux Championnats du monde Ironman

Paula Findlay se sent encore comme une débutante même après plus de 20 ans à faire du triathlon, ce qui, selon elle, est une bonne chose.

L’athlète de 37 ans, originaire d’Edmonton, a remporté, cet été, le premier Ironman auquel elle a participé.

Sa victoire à Lake Placid, dans l’État de New York, lui a permis de décrocher un billet pour les Championnats du monde Ironman qui se dérouleront samedi, à Kailua-Kona, à Hawaï.

Cette course est un événement majeur, a affirmé Findlay.

Avec 3,8 kilomètres de natation, 180 kilomètres de vélo et un marathon, Paula Findlay, qui a toujours excellé dans des triathlons plus courts, est sortie de sa zone de confort.

L’Albertaine s’est classée parmi les trois premières sur la distance du demi-Ironman à 22 reprises au cours de sa carrière.

Findlay a également remporté le Challenge Daytona en 2020, une épreuve de 2 km de natation, de 80 km de vélo et de 18 km de course.

L'athlète olympique a également été classée no 1 mondiale, en 2011, sur la distance olympique (1,5 km de natation, 40 km de vélo et 10 km de course).

Paula Findlay estime que ses premiers pas sur le circuit Ironman ont été un véritable succès.

J’avais beaucoup de succès sur des distances plus courtes, comme le T100 et le demi-Ironman, et ça me permettait de bien gagner ma vie, a partagé Findlay.

L'Ironman me faisait un peu peur. C’est une longue course et l’entraînement est complètement différent, a-t-elle ajouté.

La Canadienne voulait cependant tenter sa chance sur la distance Ironman avant la fin de sa carrière.

Je me suis inscrite à Lake Placid simplement pour voir si la distance me plaisait, si j'aimais l'entraînement que nécessite l'Ironman et, finalement, j’ai gagné la course et j’ai adoré la préparation, a-t-elle dit.

Une femme qui lève une banderole dans les airs après une victoire.

Paula Findlay a parcouru la distance en 8 h 47 min 43 s.

Photo : Getty Images / Patrick McDermott

C’était une distance inconnue pour moi. Je savais que je m'étais bien préparée, mais on ne sait jamais vraiment si on est prêt pour une course qui est deux fois plus longue qu’à l'habitude, a affirmé Findlay.

Faire un Ironman a un peu ravivé mon amour pour ce sport qui s’était essoufflé parce que ça fait 20 ans que je fais du triathlon.

Hawaï : une course historique

La chaleur, l’humidité et les vents forts à Hawaï donnent aux mondiaux Ironman un statut exceptionnel au sein de la communauté des athlètes d'endurance.

Maintenant que j’y participe et que je m’y prépare, je le ressens vraiment, a affirmé Findlay. C’est fou de voir à quel point mes commanditaires et mes supporteurs y accordent beaucoup d’importance.

Tout le monde veut participer aux Championnats du monde à Hawaï. Même si on ne compte pas gagner, on veut être là grâce à l’histoire de l’épreuve. Faire un Ironman, c’est déjà assez difficile. Le faire dans des conditions comme celles-là, c’est complètement dingue.

Tamara Jeweet, originaire de Toronto, et Danielle Fauteux, de Kamloops, seront aux côtés de Findlay dans la course professionnelle féminine à Kona.

Brock Hoel, originaire de Kelowna, sera le seul représentant canadien chez les professionnels du côté des hommes. Il a établi un record canadien à l’Ironman du Texas, en avril, avec un temps de 7 h 29 min et 56 s, ce qui lui a permis de décrocher la 6e position.

L’an dernier, l’humidité à Kona avait porté la température ressentie à 35 degrés Celsius. L’Américaine Taylor Knibb et la Britannique Lucy Charles-Barclay, qui occupaient respectivement la 1re et la 2e places lors du marathon, ont dû abandonner. C’est finalement la Norvégienne Solveig Lovseth qui l'a remporté.

Paula Findlay s'est entraînée à Hawaï en septembre dernier afin de s’acclimater à la température.

À Kona, elle tentera plus de gérer son hydratation et son alimentation que de battre les autres participantes à la ligne d’arrivée.

Je suis en bonne santé et en forme. Je me suis préparée du mieux que j’ai pu, mais je ne sais pas où cela va me mener.

Le fait d’aborder cette course en me disant "je n’ai jamais fait ça avant" m’enlève une partie de la pression. Je vais aussi passer inaperçue, contrairement aux courses de plus courtes distances où je fais souvent partie des favorites, a partagé Findlay.

C’est cool de pouvoir bien performer sans avoir aucune pression pour bien réussir. Ça ne va déprendre que de moi, a-t-elle conclu.

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