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« L’équipe est restée dans les vestiaires ! » Le Toulon métropole futsal frustré après son match nul face à Villepinte (3-3)

Une chasuble qui vole, un maillot malmené, des mots doux marmonnés… La frustration a envahi les rangs toulonnais ce samedi, après le match nul au goût d’échec concédé face aux Artistes de Villepinte (3-3). Audacieux sans être géniaux, ceux-ci ont surtout eu la chance d’être tombés sur un adversaire très peu inspiré.

Alors, l’entraîneur adjoint Karim Deman-Marouani a réuni les troupes au centre du terrain. Sans doute pour leur jurer que ce n’était pas la fin du monde. « Il a aimé notre réaction en seconde période mais nous a dit que de juste jouer une mi-temps, ça ne suffit pas et qu’il faut se ressaisir », confie le pivot Simon Luc Mkhamma.

Et pour cause, le TMF a payé son entame de match, se montrant longtemps en deçà du niveau de la D1 : manque de rythme, de justesse dans les transmissions, de continuité dans le jeu… « L’équipe est restée dans les vestiaires, peste le coach, Sergueï Padalinski. L’adversaire a pris confiance, a tout bloqué. Nous, on s’est énervé et on a pris les mauvaises décisions. »

Deux buts gags

Cerise sur le gâteau, les promus franciliens ont inscrit deux buts gags. Ibrahim Koïta a d’abord profité, sur une longue relance de son gardien, d’une mésentente entre Florian Charnot, titularisé dans la cage varoise, et Hugo Martinez (0-1, 8e). Puis de l’apathie de la défense pour frapper entre les jambes du portier (1-2, 19e).

L’avance est même montée à 1-3, après un contre conclu par Sako (25e). Toutefois, Toulon s’était alors un poil réveillé. D’abord le visage fermé, Simon Luc-Mkhamma a été l’un des seuls à prendre le taureau par les cornes. Le pivot a converti un penalty qu’il avait lui-même provoqué après un pressing gagnant (1-1, 17e). Quelques coups d’épaule plus tard, il a signé un doublé, en déviant une frappe d’Alvaro Carrion, le gardien volant entré à la pause (2-3, 25e).

« Quand on perd 53 ballons… »

« On a manqué d’engagement, d’intensité et de justesse devant le but, moi le premier. Il faut apprendre à être dans le dur, pour voir qui réagit quand on est mené. Après, il y a des matches où ça ne veut pas », se flagelle l’international tricolore, qui a trouvé le poteau dans les dernières secondes.

Le score était alors de 3-3… Car le TMF, qui a fait briller le gardien Ibrahim Martins (18 arrêts), n’a inscrit qu’un seul autre but, signé Dubois en supériorité numérique (37e). Insuffisant à son bonheur. « On a commencé à jouer trop tard, insiste Padalinski. Quand on perd 53 ballons, on ne peut pas gagner un match. On a peut-être pensé que ça allait être facile. On sait aussi que ces deux points perdus peuvent coûter très cher en fin de saison. » Reste à vite se relever de ce coup d’arrêt.