L’audit financier commandé par le nouveau maire dresse un état des lieux contrasté des finances de Besse-sur-Issole
Rarement cette salle de la mairie, dédiée notamment aux conseils municipaux, aura accueilli un tel auditoire ! Surtout après la période électorale.
Pour autant, le lien était patent : le nouveau maire, Paul Bruletti, avait requis - comme c’est souvent le cas - un état des lieux financiers post-mandat d’Eric Collin.
Un travail de fourmi effectué par la DGFIP (Direction générale des finances publiques). La lecture promettait d’être longue, analysant six ans d’activité. Que nenni ! L’adjointe aux finances, Françoise Bancilhon, n’a offert qu’une synthèse de l’audit. Avec méticulosité. Mais un abrégé.
De fait, l’opposition - par la voix de Patrick Degrandy - a demandé la raison de ce résumé produit par l’élue déléguée.
La réponse a été claire : « La direction générale des finances publiques nous a recommandé de procéder ainsi... » Ce qui n’explique pas forcément que le groupe des opposants ait été privé du dit-document, même dans sa forme agrégée.
Eric Collin, présent parmi le public, a également réagi sur ce point qui a cristallisé - au moins - l’étonnement.
Synthétiquement, donc. Sur la situation financière générale, qu’elle a agrémentée de chiffres : « La commune présente une capacité d’autofinancement insuffisante, une incapacité à financer seule ses investissements, un fonds de roulement devenu négatif en 2025, une trésorerie faible et une dette importante malgré son désendettement progressif et une hausse importante des charges de personnels et des dépenses générales »...
Et du meilleur...
Françoise Bancilhon a poursuivi ce bilan. « Toutefois, il ressort des points positifs, comme une augmentation continue des recettes fiscales (+ 22 % sur la période), une hausse de la Dotation globale de fonctionnement (DGF), une diminution de l’encours de dette de plus de 1 million d’euros ». Et aucun nouvel emprunt n’a été contracté entre 2021 et 2025.
L’élue précisait, en fin de lecture : « Notre responsabilité, aujourd’hui, n’est pas de commenter le passé, mais de préparer l’avenir. Notre priorité est de reconstituer l’épargne de la commune, sécuriser la trésorerie et retrouver une capacité d’autofinancement suffisante pour continuer à investir sans mettre en péril les finances communales. La synthèse que je viens de détailler est consultable en mairie ».
D’une crèche à une micro-crèche
La chapelle Saint-Pierre constitue un intérêt patrimonial majeur qu’il convient de sauvegarder et valoriser. Face à l’urgence de sa préservation, la commune de Besse-sur-Issole et le Comité d’intérêt local (CIL) œuvrent pour mener une phase d’études préalables chiffrant le coût global d’une restauration.
Le vote - unanime - permet de lancer les consultations pour un devis de travaux et d’élaborer un dossier sollicitant des subventions et aides financières.
Puis le maire, Paul Bruletti, a dit l’utilité de créer un poste de brigadier-chef à temps complet (35 h), au service de la police municipale. Le recrutement, par voie de mutation, est voté à la majorité (4 abstentions).
Unanimité de vote, pour les autres sujets abordés. Ainsi pour la signature d’une convention avec la SPA (Société protectrice des animaux), visant la stérilisation des chats.
Un partenariat assorti d’une subvention de 715 euros. Le règlement intérieur du multi-accueil O comme trois pommes a été modifié.
La crèche devient micro-crèche, réduisant l’accueil à douze enfants et non plus vingt. Une subvention de 2 000 euros a été allouée à l’association Entre Ciel et terre, du théâtre de Verdure.
La réciprocité de la scolarisation des enfants de Gonfaron et de Besse-sur-Issole dans les écoles primaires a été actée.
Enfin, sont approuvées les servitudes de passage et d’aménagement DFCI pour assurer la pérennisation des ouvrages inscrits au Pidaf (Plan intercommunal de débroussaillement et d’aménagement forestier).
Cela concerne Les Cabrelles, Les Vaux, Souroy, Les Adrets et Garavan, situés dans le massif centre sud de la commune.