L’Arabie saoudite financerait un parc Dragon Ball aux portes de Paris ? On vous explique
Le site de l’ancien parc d’attractions Mirapolis, non loin de Paris, pourrait être acquis par des investisseurs saoudiens, d’après « Politico » et « Le Parisien ».

PATRICK HERTZOG / AFP
Le site Mirapolis, dans le Val-d’Oise, a été le premier parc d’attractions français inauguré en 1987. Fermé en 1991, il intéresserait l’Arabie saoudite.
Au revoir Gargantua, et bienvenue aux personnages de Dragon Ball. Un parc d’attractions sur le thème du célèbre manga pourrait voir le jour à Courdimanche, dans le Val-d’Oise, sur le site de Mirapolis, le premier parc d’attractions français. Et ce, grâce à un investissement de… l’Arabie saoudite.
Selon les informations de Politico et du Parisien, l’Élysée mène en effet, depuis plusieurs mois, des discussions confidentielles avec Riyad pour faire renaître Mirapolis. Le parc d’attractions avait été fermé en 1991, cinq ans seulement après son inauguration et celle de sa symbolique statue de Gargantua.
D’après nos confrères, le projet serait porté par Qiddiya Investment, une filiale du fonds souverain saoudien PIF (Public Investment Fund), qui supervise déjà la construction de la ville de Qiddiya en Arabie saoudite, largement dédiée au divertissement. Ni le montant de l’investissement ni la date du projet ne sont toutefois encore connus.
Comment expliquer cet investissement saoudien aux portes de Paris ? Pour Riyad, le projet s’inscrit dans sa stratégie de diversification économique, souligne Politico, alors que l’Arabie saoudite investit considérablement dans les secteurs des loisirs et du tourisme.
Un parc Dragon Ball déjà en construction en Arabie saoudite
Lors du sommet Choose France de juin 2026, le patron de Qiddiya s’est entretenu avec Emmanuel Macron. Toujours selon Politico, un dossier de presse du sommet mentionnait la signature d’un protocole d’accord dans le but d’ « explorer un projet majeur lié au tourisme et au divertissement en France ».
Le choix d’un parc à thèmes dédié à l’univers de Dragon Ball n’est, lui, pas explicité par les sources interrogées par les deux médias. Seule information connue : la ville de Qiddiya, construite par le même fonds d’investissement, doit déjà accueillir un parc à thème Dragon Ball dans les années à venir.
« Ce serait une très bonne nouvelle pour le Val-d’Oise qui manque d’investissements étrangers », a brièvement commenté la région Île-de-France auprès du Parisien. D’autres élus se montrent plus frileux. « Nous sommes encore une fois mis devant le fait (accompli) des princes (saoudiens et français) ! », déplore par exemple le député du Val-d’Oise Aurélien Taché (LFI).
Ce n’est toutefois pas la première fois que des investisseurs saoudiens s’intéressent à Mirapolis. Le milliardaire Ghaith Pharaon avait été impliqué dans le capital du site à la fin des années 1980, sans parvenir toutefois à enrayer sa chute, rappelle Politico.