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L'Anthisnois Maxence Piette, "ball boy" à la Coupe du monde de Hockey à Wavre : "J'ai fait 13 matchs, une expérience unique" (photos)

On peut dire que Maxence Piette, 17 ans, de Berleur (Anthisnes), était aux premières loges de la Coupe du monde de Hockey à Wavre. Et c'est peu dire… Joueur à L'Orée de Woluwé Saint-Pierre, où il évolue en DH avec les U19, il a rejoint ce qu'on appelle la "ball patrol", cette équipe de jeunes "ramasseurs de balles" bénévoles chargés de récupérer et de relancer rapidement les balles sorties des limites du terrain. "Ils ont lancé un appel aux anciens sélectionnés en District ou Natio et je me suis dit que c'était une opportunité."Sur les 15 jours de compétition belge, du 15 au 30 août, il a été mobilisé pour 13 matchs dont certains des Red Panthers et des Red Lions. "Je suis venu au stade pratiquement tous les deux jours, c'était toute une organisation car je viens de loin et je devais gérer en même temps mes entraînements de hockey à Bruxelles, la rentrée scolaire… C'était du sport ! Je ne cache pas que là, je suis fatigué…", sourit-il.

Ce dimanche, il a vécu son dernier match en tant que "ball boy", lors de la petite finale Argentine contre Pays-Bas. L'aventure est donc terminée, le rideau tombe sur la compétition belge mais il n'est pas près de l'oublier. "C'était une super expérience, cool : j'ai fait plein de rencontres, j'étais au plus près du jeu, devant les plus grandes équipes internationales, j'ai pu observer les tactiques et stratégies de près, j'ai appris beaucoup en regardant, c'est inspirant et puis j'avais accès aux matchs gratuitement les jours de mes prestations donc je me suis aussi régalé dans les tribunes."

Attention au règles de sécurité

Son rôle au bord du terrain ? Récupérer et relancer les balles sorties du terrain aux joueurs ce qui permet d'éviter les temps morts. "Il faut être rapide, on doit donc être attentif, résume le jeune homme. On est 8 sur le terrain, quatre de chaque côté et il y a un roulement au fil des pauses, on dispose sur nous de trois balles maximum, qu'on fait circuler si besoin. Il ne peut jamais y avoir deux balles en même temps dans le jeu." Il y a aussi des règles de sécurité : ne jamais déposer une balle sur la ligne mais la faire glisser, "pour éviter tout coup de stick sur les mains".

Et même si la mission de la "ball patrol" semble simple, discrète, elle est déterminante pour le bon déroulement du jeu. "Il faut être tout le temps concentré, rester bien droit sans bouger quand le jeu se déroule normalement, savoir quand et où faire son déplacement pour ne gêner personne ni les caméras…" Mais Maxence est de nature zen, calme, il résiste bien à la pression et il s'est rapidement mis dans le bain. "Au final, ce n'est pas très compliqué."

Porte-drapeaux et mappemonde

Ce sont aussi les ball boys qui "lancent" le début de la rencontre. Ils entrent en premier sur le terrain pour porter les drapeaux des deux nations qui s'opposent et la grande mappemonde placée à l'arrière. Ils ont quelques instants sous la lumière des projecteurs. "C'est assez gai. On sent vraiment l'ambiance, l'adrénaline."

Le planning de son équipe est en tout cas bien rodé et ne laisse place à aucune improvisation. Les "ramasseurs" doivent arriver deux heures avant la rencontre, suivre le briefing durant lequel les places et roulement sur le terrain sont distribués, "puis on enfile notre tenue verte et on se tient prêt, c'est très cadré."

https://www.lavenir.net/regions/brabantwallon/wavre/2026/08/29/alexis-et-marion-frere-et-soeur-membres-de-la-ball-patrol-aux-premieres-loges-du-mondial-de-hockey-on-a-les-places-vip-video-VZIQFWYUE5BV5JTJJU7RQQW2LA/

Le jeune hockeyeur a donné de son temps bénévolement mais il a aussi profité, comme spectateur, en regardant des matchs "et ils étaient au top", en se baladant dans le village du stade, "avec des amis, on a joué aux différents stands et défis". L'occasion aussi de rencontrer de plus près des "stars" du hockey ? "Oui mais ça se fait naturellement, les joueurs sont très accessibles. Le hockey, c'est une grande famille et il n'y a pas de starisation ni d'ego comme on peut en voir dans le foot. Je croise régulièrement Vanasch dans mon club ou d'autres joueurs belges ou internationaux après leurs matchs de Pro League ou lors de stages."

"C'est sûr, je ne vivrai ça qu'une fois dans ma vie"

Maxence reste conscient de la chance qu'il a eue. "C'est sûr, je ne vivrai ça qu'une fois dans ma vie." Et il en a fait profiter sa famille qui l'a suivi et conduit durant ces 15 intenses journées…


Il tient un stick depuis ses 7 ans

Maxence Piette Anthisnes
Maxence Piette Anthisnes ©DOC

Un stick, Maxence en a un en main depuis qu'il a 7 ans. "C'est par un ami que j'ai découvert ce sport." Depuis, il en a parcouru du chemin. Après cinq ans passés au Embourg Hockey Club, puis quatre ans au Old Club de Rocourt, il a rejoint L'Orée à Woluwe-Saint-Pierre. "Je voulais encore davantage me perfectionner et jouer en DH est un défi qui nécessite souvent à migrer vers le nord : Bruxelles, le Brabant, Anvers ou Gand."

Depuis trois ans, il évolue en DH (Division d'honneur) avec les U19. Il s'agit de la plus haute division du championnat belge de hockey. Et il a déjà disputé trois demi-finales en championnat de Belgique. Celui qui joue pour l'instant en attaque et milieu commence aussi à s'entraîner avec la DH homme 1 de son club. Une nouvelle étape clé. "J'aimerais pouvoir participer cette année à des compétitions avec les hommes."

S'il est mordu de sport, les sports de balle surtout, Maxence a vraiment eu un flash avec la discipline de hockey. "J'aime les sports d'équipe, l'aspect très technique, c'est rapide aussi, ça bouge tout le temps, on court beaucoup, la mentalité est top aussi."

Aujourd'hui, toute sa vie tourne autour du hockey avec trois entraînements par semaine à Bruxelles et de très nombreux déplacements toute l'année. "Je n'ai pas d'aménagements scolaires spécifiques mais mes journées son bien remplies et tout est calculé."

À plus long terme, il espère aller le plus loin possible dans son sport. Sans pour autant devenir pro. "Il est difficile de vivre du hockey. On n'est pas du tout dans les mêmes fourchettes de salaires que le foot. Je sais qu'il me faudra avoir un job à côté." Et de ce côté-là, à l'entame de sa rhéto à Sainte-Véronique, il a déjà sa petite idée : dentisterie s'il réussit le concours d'entrée, kiné ou coach sportif, "pour des clubs de foot ou des sportifs de haut niveau". Mais le sport doit rester présent dans son quotidien, c'est une certitude. À 17 ans, Maxence a déjà bien la tête sur les épaules et des objectifs clairs.

Et sa famille le soutient à 100 % : ses parents et ses deux sœurs, Eloïse et Sahteene, s'impliquent sans compter. "Oui, c'est un vrai investissement familial, sourit Véronique, sa maman. Avec tous ces trajets, on est presque bruxellois à présent (rires)." Le papa, Jean-Yves, abonde : "On se doit de le soutenir dans sa passion. Car il m'impressionne par son mental, son assurance et sa confiance. Sur le terrain, quelle que soit la situation ou le score, il reste déterminé et pense victoire."

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