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L’actualité vue par Chaunu : ce soutien dont Marine Le Pen se serait bien passée

Chaunu, notre illustrateur et caricaturiste de presse, s’inspire au quotidien de l’actualité française et internationale pour proposer à notre journal un dessin.

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Publié: 16/07/2026 à 22:00

Temps de lecture: 2 min

Ce jeudi 16 juillet 2026, Chaunu a été inspiré par le soutien inattendu d’Elon Musk à Marine Le Pen pour la présidentielle 2027.

« Elle est le dernier espoir de la France », a écrit le milliardaire américain dans un message vantant les sondages qui placent largement en tête Marine Le Pen.

Avec environ 35 % des intentions de vote et quinze à vingt points d’avance sur son premier concurrent (Edouard Philippe, le plus souvent, parfois Jean-Luc Mélenchon), avait-elle vraiment besoin d’un tel renfort ?

Certes le tout-puissant patron de X dispose d’une influence décuplée par ses algorithmes. Une arme dont il a pris l’habitude de se servir pour diffuser ses opinions, comme quand il dénonçait l’an dernier la « persécution » visant la patronne du Rassemblement national, rendue inéligible après son premier jugement et qu’il avait malgré tout « encourag(ée) à se présenter » à l’Élysée.

Vœu renouvelé, après que la cour d’appel l’a autorisée à concourir une quatrième fois, quitte à prêter le flanc aux accusations d’ingérence, du député macroniste Pieyre-Alexandre Anglade à l’insoumis Antoine Léaument, en passant par l’ex-commissaire européen Thierry Breton.

Au gouvernement, le ministre des Affaires étrangères Jean-Noël Barrot s’est contenté d’un proverbial « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis ». Sans aller jusqu’à évoquer « l’internationale réactionnaire » dénoncée début 2025 par Emmanuel Macron.

Car avant la France, Elon Musk s’était illustré par son intervention en faveur de l’AfD, le parti d’extrême droite allemand, qu’il qualifiait déjà de « meilleur espoir pour l’Allemagne » juste avant les dernières législatives.

Et il avait mené une virulente campagne contre le Premier ministre britannique Keir Starmer, quitte à relayer de fausses informations, avant de s’afficher au côté du populiste anti-immigration Nigel Farage.

Pas vraiment le genre d’allié recherché par une Marine Le Pen qui, hasard du calendrier, s’est insurgée mercredi contre la notion d’« ingérence intérieure » dans un rapport du Sénat sur… la désinformation.