L’acteur Francis Renaud en garde à vue pour viol, violences et harcèlement
France 13/10/2026 20:15 Actualisé le 13/10/2026 20:16
L’ex-compagne de l’acteur dénonce avoir été contrainte à avoir des relations sexuelles en sa présence avec d’autres hommes pendant une douzaine d’années.
Par Maëlle Roudaut avec AFP

PASCAL LE SEGRETAIN / Getty Images via AFP
L’acteur Francis Renaud assiste au photocall de la 27e cérémonie des Trophées du Film français au Palais Brongniart, le 11 février 2020 à Paris, en France.
L’acteur, réalisateur et scénariste Francis Renaud a été placé en garde à vue lundi pour soupçons de viol, de violences et de harcèlement, a indiqué ce mardi 13 octobre Ici Normandie. Une source proche du dossier a confirmé cette information à l’Agence france presse (AFP). L’acteur est en garde à vue « pour des faits de viols, de harcèlement et de violences à la suite de la plainte de son ex-compagne », a précisé cette source.
« Cette dernière indique avoir été contrainte d’avoir des relations sexuelles en sa présence avec d’autres hommes durant une douzaine d’années », a ajouté cette source, « une partie des faits se seraient passés à Vernon, là où réside Francis Renaud aujourd’hui et dans d’autres endroits en France ».
Contacté par l’AFP, le procureur de la République d’Évreux Rémi Coutin confirme la garde à vue de Francis Renaud « dans le cadre d’une enquête diligentée par la DCOS (Division de la criminalité organisée et spécialisée, ndlr) de Rouen ».
Francis Renaud avait lui-même porté plainte en 2024
Francis Renaud, 59 ans, a joué dans de nombreux films d’Olivier Marchal (36 quai des Orfèvres, les Lyonnais ou encore Bronx) mais aussi dans des téléfilms tels que Zodiaque ou l’Affaire Villemin.
En 2024, l’acteur avait pris la parole dans le cadre du #MeTooGarçons et déposé plainte pour harcèlement sexuel contre le réalisateur de cinéma André Téchiné. Il avait également porté plainte contre le directeur de casting Gérard Moulevrier pour agression sexuelle, et contre X pour menaces de mort.
Le procureur d’Évreux avait appelé à l’époque à la « plus grande prudence » estimant que les accusations visant André Téchiné n’apparaissaient « pas susceptibles d’être qualifié(es) de harcèlement sexuel » et que la plainte contre Gérard Moulevrier concernait des faits « prescrits ». Trois mois après l’ouverture de l’enquête, le parquet de Paris avait classé l’affaire pour prescription.