taraskuzio.com

Juillet 2026 est le mois le plus chaud de l’histoire, selon Météo-France

20 Minutes avec AFP

20 Minutes avec AFP

Publié le 04/08/2026 à 13h02 • Mis à jour le 04/08/2026 à 14h03

On pouvait s’en douter, le redouter, et cela est bien arrivé. Après une succession de vagues de chaleur à répétition, de sécheresse, d’incendies, le mois de juillet 2026 restera comme étant le plus chaud et parmi les plus secs jamais enregistrés en France depuis le début des mesures en 1900. Pas de quoi se réjouir évidemment avec ce triste record, nouveau témoin des changements climatiques qui touchent la planète tout entière.

Avec une température moyenne de 24,9 °C, le mois dernier dépasse en effet les précédents records de la canicule d’août 2003 (24,8 °C) et de juillet 2006 (24,4 °C), a annoncé mardi Météo-France. L’excédent de température par rapport aux normales (période 1991-2020) - qui intervient elles-mêmes dans un climat déjà réchauffé par les activités humaines - atteint, comme en juin, + 3,8 °C. « Il s’agit de la deuxième anomalie mensuelle la plus élevée » jamais enregistrée après celle de février 1990 (+ 4°C), indique le prévisionniste national dans un communiqué.

Déficit de pluie, sécheresse, incendies

Juillet 2026 a été marqué par deux vagues de chaleur, dont la première du 4 au 19 juillet, est la 3e plus longue vague de chaleur connue par le pays, tandis que la seconde démarrée le 28 juillet est toujours en cours.

Depuis fin mai, la France en est déjà à son 4e épisode de fortes chaleurs. Les tendances climatiques pour les trois prochains mois (août, septembre, octobre) laissent attendre des conditions plus chaudes que la normale comme scenario « privilégié », indique Météo-France, qui note cependant que cela « n’implique pas nécessairement la survenue de vagues de chaleur ».

Notre dossier sur la sécheresse

Avec un déficit de pluie de près de 70 %, juillet 2026 a également été le 3e mois de juillet le moins arrosé en France, aggravant encore la sécheresse superficielle des sols que connaît le pays depuis deux mois. Fin juillet, « les sols sont encore plus secs qu’en 2022 et 2025 à la même période, et atteignent des niveaux équivalents aux plus bas jamais enregistrés » en août 2022.