Jugé pour avoir violé sa fille, un Beauvechainois condamné à six ans de prison et arrêté à l'audience
Ce dossier nauséabond, vous l'avez découvert dans notre édition du 9 juillet. La veille, Simon (prénom d'emprunt) F., un Beauvechinois de 39 ans, avait été longuement mis sur la sellette par le tribunal, soucieux d'essayer de comprendre comment cet homme avait pu avoir pareil comportement à l'égard de sa fille.
Des explications alambiquées avancées, entrecoupées de pleurs dont on ne saura jamais si elles étaient réelles ou feintes, on crut comprendre qu'il faisait en quelque sorte porter la responsabilité des viols (fellations) sur la gamine. Dans l'ordre logique des choses puisqu'il lui répétait qu'en cas de dévoilement des viols, perpétrés selon le parquet du 23 juin 2023 au 18 janvier 2026, il irait en prison. Il menaça de se suicider et de tuer son chien, le seul être en qui elle mettait sa confiance, vu que sa mère avait quitté le foyer familial une fois acquise la séparation avec son mari.
Des viols dénoncés sur conseil de l'IA
L'enfant consultait l'intelligence artificielle, qui lui donna le judicieux conseil de se rendre à la police pour narrer son calvaire. La zone de police des Ardennes brabançonnes recueillit ses confidences et envoya sur-le-champ une estafette au domicile de Simon qui, dans son trip désaxé, était en train de regarder un film pornographique.
Outre celle de viols, le parquet avait retenu les préventions d'atteinte à l'intégrité sexuelle d'une personne avec la circonstance aggravante que la victime était la fille mineure, la détention d'images à caractère pédopornographique, les coups, l'usage de stupéfiants en présence d'une mineure, et la détention d'un couteau papillon. Amplement suffisant pour justifier la peine de huit ans de prison ferme requise par la substitute du procureur du roi Aurélie Bassine.
Le SPJ (service de protection de la jeunesse) s'était saisi du dossier et avait entendu séparément les protagonistes. Il attendait vraisemblablement le jugement avant de prendre une décision à propos de l'avenir de l'adolescente.
Le tribunal s'est montré étonné, pour ne pas dire outré, d'apprendre du prévenu qu'il avait, récemment, rencontré sa fille à trois reprises.
Une peine de cinq ans, assortie ou non du sursis total ou partiel, était apparue comme juste aux yeux de l'avocat Deutsch. Selon lui, elle permettrait notamment à son client de bénéficier d'un suivi thérapeutique qui devrait lui permettre d'évacuer ses démons.
Non seulement le tribunal ne l'a pas suivi mais, après avoir condamné le prévenu aux six ans requis, il a ordonné son arrestation immédiate à l'audience requise par le parquet au motif que l'intéressé "n'a toujours pas pris la mesure de la gravité des faits".
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