John Pungu, condamné à 20 ans de réclusion pour le meurtre de la rue Verte à Mons, écope d'un an de plus pour trafic de stupéfiants
La justice continue de rattraper John Pungu. Déjà condamné à 20 ans de réclusion criminelle pour son rôle dans l'extorsion qui s'est soldée par le meurtre de Meschac Ebulu Nzale, il vient d'écoper d'une peine supplémentaire. La cour d'appel a confirmé le jugement du tribunal correctionnel le condamnant à un an de prison ferme pour détention, transport et vente de cocaïne.
Le prévenu ne s'était pas présenté devant le tribunal correctionnel. Son opposition avait été déclarée irrecevable, une décision désormais confirmée par la cour d'appel.
Extorsion aggravée
Cette condamnation intervient quelques mois après le procès d'assises du Hainaut. En novembre dernier, John Pungu avait été reconnu coupable d'une extorsion aggravée ayant entraîné la mort de Meschac Ebulu Nzale, tué dans la nuit du 3 au 4 novembre 2022 à son domicile de la rue Verte, à Mons.
Ce soir-là, quatre hommes s'étaient d'abord retrouvés à Marchienne-au-Pont. Des différends financiers avec la victime avaient été évoqués et le groupe avait décidé de se rendre à Mons pour récupérer de l'argent. Après un passage devant un café fréquenté par Meschac Ebulu Nzale, les quatre hommes avaient rejoint son appartement. Une caméra de surveillance de la rue de Nimy les avait filmés remontant vers la rue Verte peu avant 1 h 40.
Déjà condamné pour un trafic d'armes, il est soupçonné d'avoir dirigé un réseau de drogue entre La Louvière et Mons-BorinageÀ l'intérieur du logement, la situation avait rapidement dégénéré. John Pungu s'était emparé d'un couteau avant de porter un premier coup au thorax de la victime, puis un second à la cuisse. Les quatre hommes avaient ensuite pris la fuite.
Grièvement blessé, Meschac Ebulu Nzale s'était vidé de son sang. Son corps avait été découvert en début d'après-midi par des voisins, alertés par les cris de ses enfants. Les auteurs espéraient mettre la main sur 10.000 euros, mais n'avaient finalement emporté que quelques billets de cinq euros.
Trois autres condamnés
Dans ce dossier, Yorick Yongo Kinyamba Lokole et Logan Diasilua Mbumoyi ont été condamnés à 18 ans de réclusion criminelle. Michel Bolumbu, considéré comme informé du projet d'extorsion mais dont la participation au meurtre n'a pas été établie, a été condamné à cinq ans de prison assortis d'un sursis probatoire de cinq ans et acquitté du chef de meurtre au bénéfice du doute.
Lors du procès d'assises, John Pungu avait bénéficié de plusieurs circonstances atténuantes, les jurés retenant notamment une enfance marquée par la précarité, les carences éducatives et une profonde désorganisation familiale.